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Une
mère de famille canonisée
En septembre 1961, vers le 2ème mois d'une nouvelle grossesse, apparaît un fibrome malin. Il faut l'opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l'avortement, mais de sauver la vie qu'elle porte en elle: «Si vous devez décider entre moi et l'enfant, n'hésitez pas: choisissez, et je l'exige, l'enfant. Sauvez-le». Le matin du 21 avril 1962, Jeanne Emmanuelle est née, saine et sauve. Le matin du 28 avril, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété: «Jésus, je t'aime. Jésus, je t'aime», elle meurt saintement. Elle avait 39 ans. Elle a été béatifiée par Jean Paul II le 24 avril 1994, lors de l'Année Internationale de la Famille. Son mari Pietro, maintenant âgé de 82 ans, et ses enfants étaient présents à la cérémonie de canonisation à Rome. Le miracle requis pour sa canonisation fut accordé en 2000 à une maman brésilienne, Elisabetta Arcolino qui, grâce à l'intercession de la sainte, a pu mettre au monde une petite fille (baptisée Gianna Maria), à la stupéfaction des médecins, puisque la rupture des membranes, à la 16e semaine, a fait que l'enfant s'est développée sans liquide amniotique, ce qui scientifiquement impossible.
Cet article a paru dans le numéro d'août-septembre 2004 de Vers Demain. |