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Les taxes actuelles sont un vol
La
taxe actuelle pour payer la route me prive de pain. Elle me vole mon
pain. Cette taxe est un vol. Les taxes d'aujourd'hui qui me rationnent
au milieu de l'abondance ne sont pas conformes au réel. Elles me volent
les biens privés que je me procurerais avec l'argent que je dois
destiner aux taxes. par
Gilberte Côté-Mercier
Les
taxes actuelles sont un vol. Il faut abolir les taxes actuelles. Vous
avez, maintes fois, entendu les Bérets Blancs répéter ces deux
phrases-là. Vous croyez peut-être que ce ne sont que de purs slogans
de propagande utilisés pour frapper
l'imagination ! Un
homme d'affaires, de passage aux bureaux de Vers Demain, nous disait, en
quittant notre maison: «Je suis bien content de ma visite ici. J'y ai
appris quelque chose que je ne savais pas, que les taxes actuelles sont
réellement un vol et qu'elles doivent disparaître et qu'elles peuvent
disparaître. Je croyais que vos pancartes n'exprimaient qu'un slogan.
Mais je vois maintenant que c'est une vérité établie sur des
arguments solides.» A l'une de nos assemblées assistait un jeune étudiant de l'Université d'Ottawa. Il se déclara ravi de comprendre enfin comment les travaux publics seraient financés sans taxes par un Crédit-Québec, et comment se ferait le retrait de l'argent comme l'émission de l'argent par une finance créditiste. Les
taxes actuelles sont un vol. Nous le répéterons avec conviction et
acharnement tant qu'elles n'auront pas été abolies. Car elles sont la
ruine de nos familles et de notre société. Cet impôt sur le revenu
avec ses rapports insupportables, est un cauchemar pour tous. Les
taxes foncières et scolaires qui augmentent sans cesse et qui chassent
les familles de leurs maisons, Toutes
ces taxes devraient disparaître sans délai. Les pirouettes les plus
savantes de nos gouvernements ne continueront à être que de vains ébats
tant que le système actuel de taxation ne sera pas aboli. Nos
gouvernements ne servent qu'à protéger les voleurs. Ils sont leur
doublure et leur appui. Questions et réponses Les
taxes actuelles sont un vol. Pour le comprendre, procédons par
questions et réponses. Q.
— Pourquoi des taxes? R. — Pour payer des services publics, routes, pompiers, etc. Q. — Avec quoi se construisent les routes? R. — Avec des biens matériels, comme du sable, de l'asphalte, etc; et avec du travail. Q.
— Avec quoi vivent les hommes qui construisent la route? R.
— Avec des biens matériels comme le pain, le logement, etc. Q.
— Pour produire ces biens matériels, que faut-il? R.
— Il faut d'autres biens matériels et du travail. Il y a les services
publics comme la route qui exigent des biens matériels et du travail.
Et il y a les services privés, comme le pain, qui exigent des biens matériels
et du travail. Services publics et services privés: deux secteurs,
secteur public et secteur privé. Ces deux secteurs exigent des biens
matériels et du travail. La
population possède de l'argent, du pouvoir d'achat, pour payer les
services des deux secteurs, secteur public et secteur privé, la route
et le pain quotidien. Q.
— Et qu'est-ce que les taxes? R.
— C'est une partie de l'argent de la population soustraite au secteur
privé pour passer au secteur public, soustraite au pain quotidien pour
passer à la route. Le gouvernement veut que je me prive de pain pour
payer la route. Q.
— Mais, est-ce nécessaire que je me prive de pain pour payer la
route? R.
— Pas du tout. Il y aura encore autant de pain à vendre si on
construit une route, pendant la construction de la route et après la
construction de la route. Il y aura encore autant de pain à vendre. Il
n'y a donc aucune raison pour que je me prive de pain, puisque le
boulanger ne changera pas son régime de production de pain, il ne
diminuera pas sa quantité de pain produit. Si c'était le boulanger qui
allait construire la route, je perdrais mon boulanger et mon pain. Mais
non, le boulanger continue sa «boulange». Alors, pourquoi devrais-je
me priver de pain? La taxe pour payer la route me prive de pain. Cette
taxe est un vol. Elle me vole mon pain. Tant
que continue au même rythme la production du secteur privé, le
gouvernement ne doit pas prendre un sou dans ma poche pour payer le
secteur public. Je dois garder tout mon pouvoir d'achat pour les biens
et services privés, tant que les services privés ne diminuent pas. Et
la construction de la route ne les fait pas diminuer. Au contraire, la
construction de la route fait marcher les affaires, elle fait même
augmenter la production du secteur privé. Si
le boulanger arrêtait de cuire du pain parce qu'une route est
construite, alors la taxe pourrait venir m'enlever mon pouvoir d'achat
pour le pain et en disposer pour la route. Mais, les taxes d'aujourd'hui,
qui me privent au milieu de l'abondance, ne sont pas conformes au réel.
Elles sont illégitimes. Elles sont un vol. Elles me volent les biens
privés que je me procurerais avec l'argent que je destine aux taxes. Argent
nouveau Q.
— Mais, alors, comment voulez-vous que le gouvernement paye sa route? R.
— Avec de l'argent nouveau, créé en même temps que la route par
l'Office de Crédit. Les ingénieurs et les ouvriers construisent la
route. En même temps, et à mesure, les financiers doivent fabriquer le
crédit, l'argent pour payer la route. Autant d'argent qu'il en faut. De
l'argent nouveau, tout neuf, puisque c'est une route nouvelle. De
l'argent pris nulle part, ni dans la poche des contribuables, ni
ailleurs. De
l'argent créé tout exprès pour la route. Production créée, argent
créé. Route nouvelle, argent nouveau. Comme vous voyez, on ne paiera
pas la route avec des taxes, mais avec du crédit nouveau. Du crédit,
c'est de l'argent. Q.
— Oui, mais le bureau de crédit va toujours créer ainsi de
l'argent nouveau pour tous les services publics, il va y en avoir de
l'argent nouveau! Ça ne va-t-il pas faire de l'inflation? R.
— Le bureau de crédit doit créer de l'argent pour la production qui
se fait, et détruire de l'argent pour la consommation, pour l'usure. Ce
bureau de crédit national tient la comptabilité nationale. Il compte
la production. Il compte la consommation constituée par la dépense de
biens matériels et de travail, et par l'usure des choses. Le bureau de
crédit crée de l'argent pour la production, il détruit de l'argent
pour la consommation. Il en crée en proportion de la production qui
vient. Il en détruit en proportion de la consommation. Comme cela,
c'est un équilibre constant entre les produits à payer et le pouvoir
d'achat. Par
cet équilibre, les individus sont pourvus de tout l'argent nécessaire
pour payer tous les services privés et publics. Q.
— Est-ce que vous voulez dire que l'office de crédit doit créer
aussi l'argent pour la production privée? R.
— Certainement. L'office de crédit doit créer l'argent pour toute la
production, privée et publique. L'argent créé pour la production privée
est distribué aux individus par trois canaux: la finance sans intérêts
aux entreprises privées; l'escompte sur les prix donné aux acheteurs ;
et le dividende à tous les citoyens. Et l'argent créé pour la
production publique est passé aux gouvernements pour les services
publics. C'est ainsi que les taxes disparaissent. Disparaît cette
partie des taxes, la plus grosse, celle qui sert actuellement à payer
les intérêts sur les emprunts publics et à rembourser le capital
emprunté. Il n'y aura plus de dette nationale, et par conséquent il
n'y aura plus de service de la dette nationale. Les taxes en seront
diminuées d'autant. Q.
— Mais, alors, voulez-vous dire qu'il restera des taxes à payer? R.
— Il restera à payer, par les contribuables, des services comme les
vidanges et les pompiers. Mais, l'office de crédit doit faire
distribuer aux individus tout l'argent nécessaire pour
payer tous les services publics comme privés. Les services doivent être
payés avec de l'argent. L'argent est une comptabilité. La comptabilité
ne doit jamais manquer en face des services offerts. Il y a des pompiers,
c'est-àdire des hommes prêts à éteindre les incendies. La richesse,
ce sont nos pompiers. La vraie richesse, la richesse réelle. L'office
de crédit doit compter cette richesse réelle que sont nos pompiers. Et
l'office de crédit doit voir à ce que la population ait l'argent voulu
pour payer les pompiers. De même pour le secteur privé. Il y a du
beurre à vendre tant que la population en peut consommer. Le beurre est
la vraie richesse, la richesse réelle. La richesse financière, la
richesse-argent n'est qu'une comptabilité. L'office de crédit national
doit voir à ce que les individus ne manquent pas d'argent pour payer le
beurre. Le
rôle de l'office de crédit est de fournir l'argent au pays, comme le rôle
des cultivateurs est de fournir l'alimentation au pays. Les cultivateurs
ne se font pas tirer l'oreille pour remplir leur rôle, pourquoi
l'office de crédit se ferait-il tirer l'oreille? Aujourd'hui l'office
de crédit n'est pas un office national, c'est un office de particuliers,
ce sont les banques, qui existent pour le profit des banquiers. Au lieu
qu'un véritable office de crédit, bien tenu, existerait pour la
population tout entière. Ce serait un office national ou un office
provincial de crédit. Un Crédit-Québec, un Crédit-Ontario, un Crédit-Nouveau-Brunswick,
etc. Q.
— Alors, il nous faut absolument un office national de crédit, ou un
Crédit-Québec! R.
— Assurément. Sans un office national de crédit, c'est l'anarchie
dans l'argent, c'est l'anarchie dans nos budgets de familles et dans les
budgets des gouvernements. Les taxes sont un vol. Toute la finance
actuelle est un vol d'un bout à l'autre. Le journal Vers Demain
explique bien cela. Et nous avons de belles brochures qui jettent des
lumières sur la grande merveille qu'est la technique du Crédit Social.
Et sur l'escroquerie scandaleuse du système financier actuel et des
taxes. Gilberte
Côté-Mercier
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