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La spiritualité de l’oeuvre de Louis Even
Fins et moyens
Dans sa logique, Louis Even savait faire la différence entre les fins et les moyens: l’argent n’est pas une fin, la vraie richesse, mais un signe, moyen de se procurer les produits; l’emploi pas un fin, mais un moyen de fabriquer les produits. (Et si les produits peuvent être fabriqués avec moins d’emploi, tant mieux!)
– Pourquoi Dieu vous a-t-il créé? – Dieu m’a créé pour le connaître, l’aimer et le servir en ce monde, et pour être heureux avec lui dans le ciel pendant l’éternité. Certaines personnes souhaiteraient que Vers Demain ne parle que de réforme monétaire, sans religion, et d’autres voudraient que Vers Demain ne parle que de religion, sans réforme monétaire. Pourtant, nous avons tous un corps et une âme, et même si nous vivons de passage sur cette terre matérielle, notre vraie destinée est spirituelle, c’est-à-dire, vivre en union avec Dieu dans le Ciel pour l’éternité. Les biens matériels sont un moyen; la fin ultime, c’est Dieu. La raison d’être de toute la création, c’est de rendre gloire à Dieu. D’ailleurs, les mots «crédit social» signifient la confiance qu’on puisse vivre en société, qu’il existe un minimum d’ordre qui nous permette d’échanger des produits et de circuler librement sans risque de se faire attaquer sur la rue, ou de se faire voler par son voisin. Sans respect de l’ordre moral — sans religion — toute vie en société est impossible, c’est le désordre, la révolution et l’anarchie. Cependant, même si notre fin ultime est spirituelle, il ne faut pas oublier que c’est sur l’amour du prochain, sur ce qu’on aura fait pour nos frères et soeurs sur la terre, qu’on sera jugé: «Allez loin de moi, maudits, au feu éternel, préparé pour le diable et ses anges. J’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais sans abri, et vous ne m’avez pas recueilli... Chaque fois que vous avez omis de le faire à l’un de ces petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.» (Matthieu 25, 31-46.)
Le Crédit Social, par son dividende mensuel à chaque citoyen, basé sur l’héritage commun du progrès et des richesses naturelles, serait une manière éminemment efficace de venir en aide au prochain, car il ferait du bien à tous, mais surtout aux plus pauvres. Distinguer entre fins et moyens, c’est reconnaître que nous sommes des créatures et que Dieu est le Créateur, que nous avons besoin de l’aide de Dieu, et qu’il ne peut y avoir de justice sans Dieu: «Si Yahvé ne bâtit la maison, en vain peinent les bâtisseurs» (Psaumes 127, 1); «Sans Moi, vous ne pouvez rien faire» (Jean 15, 5).
Les biens matériels à eux seuls ne peuvent apporter à l’homme le bonheur, puisque Dieu a dans le coeur de l’homme une soif d’infini, que seul un être inifini — Dieu — peut combler: «L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu.» (Deutéronome 8, 3)
Louis Even a eu non seulement le génie pour expliquer le Crédit Social, mais aussi le coeur pour le faire connaître aux autres. En fait, il mettait déjà en pratique l’enseignement de l’Eglise sur le rôle des fidèles laïcs, trente ans avant que ce rôle ne soit défini par le Concile Vatican II: renouveler tout l’ordre temporel, pour le rendre conforme à l’Évangile, à l’ordre voulu par Dieu.
Louis Even enseigna au Montana (aux États-Unis), puis dans la région de Montréal jusqu’en 1920, alors qu’il fût relevé de ses voeux parce qu’il était devenu sourd, et ne pouvait plus enseigner. Mais Dieu avait ses desseins sur Louis Even: il allait devenir lui-même le fondateur d’une Oeuvre unique au monde, les «Pèlerins de saint Michel», pour dompter la dictature financière, et son enseignement serait répandu aux quatre coins du monde, par les journaux Vers Demain et «Michael», plus les millions de tirés à part, traduits maintenant en plus de dix langues.
C’est pourquoi Vers Demain ne se gêne pas de republier ses articles: même s’ils peuvent avoir été écrit il y a plusieurs décennies: on dirait qu’ils ont été écrits tout récemment, tant ils concordent avec les faits actuels. C’est la preuve que le Crédit Social est une vérité qui transcende toute époque. De 1934 à 1974, c’est toute une somme que Louis Even a écrit sur le Crédit Social, et il faudrait véritablement une encyclopédie pour reproduire tous ses écrits! Conversion
Dieu a crée l’homme avec des besoins matériels, mais Il a aussi mis sur la terre tout ce qu’il faut pour satisfaire ces besoins. Si des millions d’êtres humains n’ont pas de quoi se nourrir, se vêtir, ou se loger, ce n’est certainement pas la faute de Dieu, mais la faute du mauvais système financier — et de ceux qui le contrôlent — qui ne permet pas une juste distribution des biens crées par Dieu pour tous les hommes.
Tout être de bonne volonté apprécie la justice, et dans un ordre juste tel que le Crédit Social, tous pourraient se rendre compte combien Dieu est bon. Par exemple, les musulmans apprécient la position de Vers Demain concernant l’intérêt sur l’argent créé, puisque l’intérêt est condamné par Dieu selon le Coran, le livre saint des musulmans. L’intérêt est aussi condamné dans la Bible des chrétiens, mais malheureusement, trop de catholiques et de chrétiens ne prennent pas ce point autant au sérieux. Les Bérets Blancs prennent l’Évangile au sérieux, ce sont des catholiques vrais. En passant, les Bérets Blancs ne sont pas une secte, ils n’ont inventé aucune religion: ce sont des catholiques romains qui prêchent la fidélité à tous les enseignements du Pape Benoît XVI. Ils vont à la messe tous les jours à l’église paroissiale de Rougemont, et ils sont en très bons termes avec le curé de la paroisse et l’évêque de leur diocèse, qui leur a donné la permission de garder le Saint-Sacrement dans les chapelles de leur deux maisons, et qui est venu lui-même célébrer la première messe dans la chapelle de la «Maison de l’Immaculée» (où Vers Demain tient ses assemblées mensuelles). Ceux qui disent que les Bérets Blancs ne sont pas catholiques parlent tout simplement à travers leur chapeau. L’intérêt est condamné
L’argent est une abstraction, un symbole, pas un être vivant. Semez de l’argent et arrosez-le, et il ne donnera pas des petits. Mais c’est ce que les financiers voudraient nous faire croire!
Le Crédit Social: christianisme appliqué Lorsque Louis Even découvrit la grande lumière du Crédit Social en 1935, il comprit immédiatement jusqu’à quel point cette solution appliquerait à merveille l’enseignement de l’Eglise sur la justice sociale — surtout en ce qui concerne le droit de tous aux biens matériels, la distribution du pain quotidien à tous, par l’attribution d’un dividende social à chaque être humain. C’est pourquoi, dès qu’il connut cette lumière, Louis Even se fit un devoir de la faire connaître à tous. Clifford Hugh Douglas a déjà dit que le Crédit Social pouvait être défini en deux mots: christianisme appliqué. En effet, une étude comparative du Crédit Social et de la doctrine sociale de l’Eglise montre jusqu’à quel point l’établissement des propositions financières du Crédit Social appliquerait à merveille l’enseignement de l’Église sur la justice sociale.
Louis Even connaissait tous les enseignements sociaux des
Papes, et ne manquait jamais une occasion de les commenter à la lumière des
propositions financières du Crédit Social, qui appliqueraient si bien la
doctrine sociale de l’Église. Les créditistes savent que l’argent devrait
être un instrument de service, mais les banquiers, en s’en réservant le
contrôle de la création, en ont fait un instrument de domination. La
citation la plus frappante d’un Pape sur le sujet demeure celle de Pie XI,
qui écrivait dans son encyclique Quadragesimo anno, en 1931: «Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent et du crédit, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.» Saint Louis de Montfort Deux grands saints peuvent être rattachés B la vie et l’Oeuvre de Louis Even: saint Louis-Marie Grignion de Montfort, et saint Maximilien Kolbe.
Saint Maximilien Kolbe Un autre saint qui peut être relié à la vie de Louis Even, c’est saint Maximilien Kolbe — un autre grand dévot à Marie — prêtre franciscain polonais qui fonda en 1917 — la même année que les apparitions de Fatima, et la même année que la création du Crédit Social par Clifford Hugh Douglas — la Milice de l’Immaculée, pour convertir les francs-maçons.
Le Père Kolbe, mort martyr en 1941 dans le camp de concentration d’Auschwitz, avait fondé la Cité de l’Immaculée, avec plus de 600 frères travaillant à la diffusion des publications édités par le Père Kolbe pour faire connaître et aimer l’Immaculée. Le Père Kolbe leur inculquait la mystique de l’abonnement, et augmenta la circulation de sa revue à plus d’un million, lorsque que la Cité de l’Immaculée fut forcée de fermer en 1939. Faire connaître et aimer Marie
Depuis les tous débuts du Mouvement de Vers Demain, M. Even avait débuté toutes les assemblées par la récitation du chapelet. Mais pendant les dix dernières années de sa vie, de 1964 à 1974, il fit encore plus: en plus de continuer d’écrire sur le Crédit Social, il écrivit de nombreux articles sur les différentes apparitions de la sainte Vierge à travers le monde, faisant ressortir l’insistance de la Vierge Marie sur l’importance et l’urgence pour tous les humains, Ses enfants, de se convertir et de retourner à Dieu. par la récitation du Rosaire. En 1968, M. Even et les autres directeurs de Vers Demain s’étaient rendu à San Damiano, en Italie, pour rencontrer Rosa Quattrini, à laquelle la Vierge Marie apparaissait depuis 1964. Notre-Dame laissait ce message aux directeurs de Vers Demain, par l’intermédiaire de la voyante: «Apôtres de bien penser, priez beaucoup saint Michel de vous défendre avec son épée. Faites-moi connaître et aimer de tout le monde par la récitation du Rosaire.» C’est alors que les Pèlerins de saint Michel ajoutèrent la récitation d’une dizaine de chapelet lors de leur visite des familles, débutant ainsi la «croisade du Rosaire». C’est un grand héritage spirituel que Louis Even a légué à ses Pèlerins de saint Michel, «apôtres de bien penser» et «pèlerins-guerriers». Soyons dignes de cet héritage, en faisant connaître le beau message du Crédit Social par l’abonnement à Vers Demain! Alain Pilote
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