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Chapitre
39
— L'environnement (Article
d’Alain Pilote, paru dans Vers Demain d’août-septembre 1994.) Seul
le Crédit Social mettrait fin au gaspillage des ressources On
entend beaucoup parler, depuis quelques années, d'environnement ou
d'écologie, c'est-à-dire du besoin d'empêcher la destruction de la
nature par la pollution et un mauvais usage des ressources naturelles.
S'il est vrai qu'on ne peut aller indéfiniment contre les lois de la
nature quand il est question de développement, certains milieux
écologistes vont jusqu'à dire qu'il faut imposer des mesures
draconiennes pour protéger l'environnement, et que comme les
gouvernements n'ont pas le courage de le faire, ça prendrait une
autorité internationale pour imposer de telles décisions, ce qui va
tout à fait dans le sens des financiers internationaux et de leur
désir d'un gouvernement mondial. Ces
«écolos» n'hésitent pas à exagérer la gravité des problèmes
environnementaux, afin d'imposer davantage de contrôles à la
population. On n'a qu'à penser au soi-disant «trou» dans la couche
d'ozone, ou la crainte que les ressources de la terre ne soient pas
suffisantes pour nourrir toute la population, ce qui oblige
l'utilisation de moyens draconiens pour réduire la population mondiale.
C'est ce qui fait que l'Organisation des Nations unies recommande
l'utilisation la plus répandue possible de l'avortement et des moyens
artificiels de contraception. Cette
position va carrément contre l'enseignement de l'Eglise catholique, et
est fortement combattue par le Pape Jean-Paul II, surtout en cette
année de la famille. Il y a assez de nourriture et de ressources sur la
terre pour nourrir chaque être humain; si ces biens ne rejoignent pas
ceux qui en ont besoin, c'est parce que le système d'argent — le
système de distribution — ne fonctionne pas correctement. Si
on examine le problème de plus près, on voit bien que ce sont les
règlements du système financier actuel qui amènent une telle
dégradation inutile des ressources de la planète — surtout le
règlement qui veut lier la distribution du pouvoir d'achat à l'emploi,
entraînant des situation de ce genre: des groupes écologistes
voudraient que telle usine soit forcée de cesser de polluer, mais le
gouvernement réplique que cela coûterait trop cher à cette compagnie,
et qu'elle risquerait de fermer ses portes, et qu'il est préférable de
conserver ces précieux emplois, même s'il faut pour cela sacrifier
l'environnement. On
sacrifie le réel — l'environnement — au signe, l'argent. Et que
dire de tous les besoins artificiels créés dans le seul but de tenir
les gens employés, de tous ces gens qui travaillent dans la paperasse
dans des bureaux, et des produits fabriqués pour durer le moins
longtemps possible, afin d'en vendre le plus possible? Tout cela
entraîne un gaspillage et une destruction non nécessaires du milieu
naturel. La
pollution des âmes Le
système financier actuel entraîne aussi une pollution encore plus
grave: la pollution des âmes, qui met en jeu notre salut éternel. On
n'a qu'à penser à l'Etat qui encourage les loteries et le jeu pour
ramasser plus d'argent, même si cela peut entraîner la ruine de bien
des familles, le commerce de la drogue et du sexe; les gens qui sont mal
logés ou mal nourris, faute d'argent, les personnes qui, afin d'obtenir
de l'argent et pouvoir vivre, sont obligés d'accepter des emplois qui
vont contre leur conscience, contre les Commandements de Dieu; des
enfants qui doivent voler, se prostituer, etc. A ce sujet, le Pape
Jean-Paul II écrivait dans son encyclique Centesimus
annus (n. 38): «En
dehors de la destruction irrationnelle du milieu naturel, il faut
rappeler ici la destruction encore plus grave du milieu humain, à
laquelle on est cependant loin d'accorder l'attention voulue. Alors que
l'on se préoccupe à juste titre, même si on est bien loin de ce qui
serait nécessaire, de sauvegarder les habitats naturels des
différentes espèces animales menacées d'extinction, parce qu'on se
rend compte que chacune d'elles apporte sa contribution particulière à
l'équilibre général de la terre, on s'engage trop peu dans la
sauvegarde des conditions morales d'une “écologie humaine”
authentique.» En
d'autres mots, si l'homme persiste obstinément à agir contre l'ordre
voulu par Dieu — que ce soient les lois de la nature ou les lois
morales — cela ne peut que se retourner contre lui. Si une société
n'a aucun principe moral, même une armée de policiers ne sera pas
suffisante pour ramener l'ordre et le bon sens. La
famille Quelques
lignes plus loin dans sa même encyclique, Jean-Paul II décrit les
conditions de base de l'environnement «humain» qui permettent un plein
épanouissement de la personne humaine: «La
première structure fondamentale pour une “écologie humaine” est la
famille, au sein de laquelle l'homme reçoit des premières notions
déterminantes concernant la vérité et le bien, dans laquelle il
apprend ce qui signifie aimer et être aimé et, par conséquent, ce que
veut dire concrètement être une personne. On pense ici à la famille
fondée sur le mariage, où le don de soi réciproque de l'homme et de
la femme crée un milieu de vie dans lequel l'enfant peut naître et
épanouir ses capacités, devenir conscient de sa dignité et de se
préparer à affronter son destin unique et irremplaçable.» L'homme
est destiné à vivre en union avec Dieu pour l'éternité. Et pour
accomplir cela, la famille est nécessaire. Ceux qui se soucient de
l'environnement doivent donc défendre l'institution qu'est la famille. Tous
ceux qui souhaitent un meilleur environnement, tant matériel que
spirituel, se doivent d'étudier la question de l'argent, afin de savoir
ce qui fait défaut dans le système financier actuel. Et ils
découvriront que seul le Crédit Social peut mettre fin au gaspillage
des ressources, tout en permettant l'épanouissement de la personne
humaine. Un
manque de pouvoir d'achat La
cause fondamentale de la pollution de l'environnement, du gaspillage des
ressources de la terre, c'est le manque chronique de pouvoir d'achat,
inhérent au système financier actuel. En d'autres mots, les
consommateurs n'ont jamais assez d'argent pour pouvoir acheter les
produits qui existent; la population ne peut acheter ce qu'elle a
elle-même produit. La
première cause du manque d'argent, c'est bien sûr le fait que les
banques exigent un intérêt sur l'argent qu'elles prêtent. Les
lecteurs réguliers de Vers Demain savent déjà que tout l'argent qui
existe est créé par les banques, sous forme de dettes. Les banques
créent de l'argent nouveau, de l'argent qui n'existait pas avant,
chaque fois qu'elles accordent un prêt. Ce prêt doit être remboursé
à la banque, mais grossi d'un intérêt. Le banquier exige de lui
rembourser de l'argent qu'il n'a pas créé, donc de l'argent qui
n'existe pas. Comme il est impossible de rembourser de l'argent qui
n'existe pas, il faut emprunter de nouveau, et les dettes s'accumulent.
C'est pour cela que tous les pays du monde sont aux prises avec des
dettes impayables. Un
défaut inhérent au système Mais
même si les banques ne chargeaient aucun intérêt sur l'argent
qu'elles prêtent, il existerait toujours un manque de pouvoir d'achat,
car jamais l'argent distribué en salaires ne peut acheter toute la
production, qui comprend d'autres éléments dans ses prix. Les
économistes prétendent que la production finance automatiquement la
consommation, que les salaires distribués suffisent pour acheter tous
les biens mis en vente, mais les faits prouvent le contraire.
L'ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas fut le premier à
démontrer ce manque chronique de pouvoir d'achat, et à y apporter une
solution scientifique, connue sous le nom de «Crédit Social». Douglas
explique ainsi ce manque de pouvoir d'achat: Le
producteur doit inclure dans ses prix tous ses coûts de production s'il
désire rester en affaires. Les salaires distribués à ses employés
— appellés «paiements A» — ne sont qu'une partie du coût de
production du produit. Le producteur a aussi d'autres coûts de
production qui ne sont pas distribués en salaires, mais qu'il doit
inclure dans ses prix: les paiements pour les matériaux, les taxes, les
frais bancaires, l'entretien et le remplacement des machines, etc.
Douglas appelle ces paiements faits à d'autres organisations les «paiements
B». Le
prix de vente du produit doit inclure tous les coûts: les salaires (A)
et les autres paiements (B). Le prix de vente du produit sera donc A +
B. Alors, il est évident que les salaires (A) ne peuvent acheter la
somme de tous les coûts (A + B). Il y a donc un manque chronique de
pouvoir d'achat dans le système. Et même si on essaie d'augmenter les
salaires pour rattrapper les prix, la hausse des salaires sera incluse
automatiquement dans les prix, et rien ne sera réglé. (C'est comme un
chien qui court après sa queue.) Pour
pouvoir acheter toute la production, il faut donc un revenu
supplémentaire en dehors des salaires, au moins égal à B. C'est ce
que ferait le dividende du Crédit Social, accordé à chaque mois à
chaque citoyen du pays. (Ce dividende serait financé par de l'argent
nouveau créé par la nation, et non pas par les taxes des contribuables,
car ce serait alors de l'argent provenant des salaires.) Certains
peuvent répliquer que les entreprises payées par les paiements «B» (celles
ayant fourni la matière première, la machinerie, etc.) paient des
salaires à leurs propres employés, et qu'une partie des paiements
«B» devient ainsi des paiements «A» (salaires). Cela ne change rien
à la vérité de ce qui a été dit précédemment: c'est tout
simplement un salaire distribué à une autre étape de la production,
et ce salaire (A) ne ne distribue pas sans entrer dans un prix, qui ne
peut être moindre que A + B; l'écart existe toujours. Ce
qui maintient le système actuel Sans
cette autre source de revenu (le dividende), il devrait y avoir
théoriquement, dans le système actuel, une montagne de produits
invendus. Si les produits se vendent tant bien que mal malgré tout,
c'est qu'on a à la place une montagne de dettes! En effet, puisque les
gens n'ont pas assez d'argent, les marchands doivent encourager les
ventes à crédit pour écouler leur marchandise. Mais cela ne suffit
pas pour combler le manque de pouvoir d'achat. Alors
on insistera sur le besoin de travaux qui distribueront des salaires
sans augmenter la quantité de biens consommables mis en vente: les
travaux publics (construction ou réparation de ponts ou de routes), la
production d'armements de guerre (sous-marins, frégates, avions, etc.).
Mais tout cela ne suffit pas non plus. Alors
chaque pays cherchera à avoir une «balance commerciale favorable»,
c'est-à-dire exporter, vendre à l'étranger plus de produits qu'on en
reçoit, pour obtenir ainsi de l'étranger de l'argent qui servira à
combler notre pouvoir d'achat déficient et acheter nos propres produits.
Or il est impossible pour tous les pays d'avoir une «balance
commerciale favorable»: si certains pays réussissent à exporter plus
de produits qu'ils en importent, ça prend nécessairement aussi, en
contrepartie, des pays qui reçoivent plus de produits qu'ils en
envoient. Mais comme tous les pays veulent vendre à l'étranger plus de
produits qu'ils en reçoivent, cela cause entre ces pays des conflits
commerciaux, qui peuvent même dégénérer en conflits armés. Alors,
comme dernière trouvaille, les économistes ont découvert un endroit
où envoyer nos produits sans rien risquer de recevoir en retour, un
endroit où il n'y a aucun habitant: la lune, l'espace. En effet, on
dépensera des milliards pour construire des fusées pour aller sur la
lune ou d'autres planètes; tout cet énorme gaspillage de ressources
simplement dans le but de générer des salaires qui serviront à
acheter la production qui reste invendue dans notre pays. C'est le cas
de le dire, les économistes sont vraiment dans la lune! Implications
environnementales De
là vous pouvez imaginer tout l'effet que ces politiques économiques
insensées ont sur l'environnement. Par exemple, on parle de croissance,
de la nécessité pour les pays de produire toujours plus, d'être plus
compétitifs. En réalité, un pays devrait être capable d'augmenter,
stabiliser ou diminuer sa production selon les besoins de sa population,
et dans bien des cas, une diminution de la production pourrait s'avérer
le choix le plus approprié. En
effet, si pendant deux années, on a pu fournir à chaque foyer une
machine à laver devant durer 20 ans, il serait tout à fait insensé de
continuer de produire encore plus de machines à laver! L'industriel
américain Henry Ford aurait dit que le but d'un bon manufacturier
d'automobiles devrait être de fabriquer une voiture familiale de
qualité qui durerait toute la vie. La construction d'une telle voiture
est techniquement possible, mais l'industrie automobile prend une place
tellement considérable dans notre économie, que si de telles autos
étaient construites, cela créerait un véritable chaos économique:
que ferait-on de tous ces travailleurs, comment les tiendrait-on
employés, au nom du sacro-saint principe du plein emploi? Les
paragraphes suivant résument très bien les effets de ces politiques
économiques insensées sur l'environnement. Ils sont tirés du
supplément spécial sur l'environnement intitulé Green
— Where Money is Concerned, publié à l'été de 1991 par la
publication anglaise The Social Crediter: «Le
portrait qui émerge de cette compréhension de l'impact du système
financier est celui d'une économie menée largement par les impératifs
financiers au lieu de la demande des consommateurs pour des produits
tangibles de l'économie, impératifs qui amènent par conséquence de
plus en plus de produits non désirés. Les pressions financières
tendant à faire de la production un but en elle-même constituent un
incitatif puissant pour surutiliser et gaspiller les ressources
naturelles. Dans le simple but de distribuer des salaires, on doit
obligatoirement dépecer les ressources de la terre. «Les
effets de cette activité économique sur l'environnement sont énormes.
Des milliers d'intrusions nuisibles sur la nature sont justifiées sous
prétexte qu'elles distribuent des revenus dans les poches des gens. On
accepte la production de biens de mauvaise qualité et qui, à dessein,
deviennent vite démodés, parce qu'ils garantissent un remplacement
rapide des biens, et soutiennent l'activité économique, en tenant le
plus de monde employé possible... La production ainsi obtenue est
fièrement comptabilisée dans les statistiques gouvernementales, sans
se soucier de savoir si cette production dégrade les gens ou les rend
fous, ou bien si elle sert réellement à quelque chose et comble
vraiment un besoin des consommateurs. «Pour
décrire la situation d'une manière un peu différente, les exemples de
dégradation environnementale sont, dans une grande mesure, des
symptômes du problème plus profond d'un manque chronique de pouvoir
d'achat parmi les consommateurs. «Les
écologistes, les “verts”, dénoncent de façon routinière la
croissance économique comme étant de la folie. Malheureusement, sans
une compréhension précise de ce qui rend une telle croissance
inévitable, ils ne peuvent suggérer rien de très concret comme
solution de rechange. Le
faux dieu du plein emploi «Le
plein emploi, un des concepts les plus idiots jamais conçus, fait
évidemment partie intégrante de tout ce gâchis... Le but de
l'activité économique est de rendre la vie plus agréable, et non pas
le contraire. Beaucoup, sinon la plupart des emplois, sont
essentiellement inutiles et dégradants. (...) «Pourquoi
le silence des écologistes au sujet de la folie de la politique de
plein emploi est-il un défaut significatif (de leur discours)? Au moins
en partie parce que maintenir les gens employés coûte terriblement
cher, et lorsque cela est fait simplement comme un moyen détourné de
distribuer des revenus, cela constitue un pur gaspillage. Tout comme
plusieurs individus trouvent qu'une grande partie de l'argent qu'ils
retirent de leur travail sert simplement à leur permettre de continuer
à travailler, ainsi une économie qui cherche à maintenir tous les
citoyens au travail finit par appliquer de vastes quantités de
ressources dans ce but, sans gains nets de productivité. Des édifices
à bureaux doivent être construits et entretenus pour loger ceux qui
sont “pleinement employés”; des montagnes de fournitures et
d'équipements doivent être fabriqués pour tenir occupés ces
employés de bureaux; des systèmes pour les transporter de leur maison
à leur lieu de travail, et vice et versa, doivent être installés; une
grande quantité de pétrole doit être extraite, raffinée,
transportée puis brûlée pour les transporter et chauffer les
édifices à bureaux, et ainsi de suite. «Des
années de lavage de cerveau par les médias sur la nécessité de
créer des emplois nous a empêché de voir le fait que la poursuite
délibérée du “plein emploi” ne peut que mener à l'inefficacité...
Le plein emploi convient à des fonctionnaires bornés, mais pas à des
créatures portant le sceau de la divinité. (...) «Les
écologistes visent à augmenter l'efficacité en encourageant le
recyclage et la conservation, mais cela signifie moins d'emplois, donc
moins d'argent dans les mains des consommateurs, moins de ventes et plus
de fermetures, donc encore moins d'emplois, plus de désespoir, et la
volonté de faire n'importe quoi pour avoir de l'argent... même si ça
pollue le corps et l'âme. Pour
corriger le problème «En
réalité, la seule manière de faire face à ce problème de pollution
et de détérioration est d'enlever l'incitiatif à l'abus. Le principal
moteur de gaspillage économique est l'emphase mise sur la production
comme une fin, pour faire face au défaut dans le système de
distribution du revenu. Enlever ce défaut du mécanisme de distribution
amènerait les gens à cesser de construire des biens de capital que
personne ne désire. Cela permettrait une évaluation rationnelle et
équilibrée de notre situation environnementale, et offrirait la plus
grande gamme possible pour corriger la situation. «La
première étape vers une régénération économique et
environnementale est d'augmenter le revenu des consommateurs. Par “revenu”,
nous voulons bien sûr dire “pouvoir d'achat réel” — pas une
dette recyclée. Les banques créent des milliards de dollars chaque
jour, basés sur les richesses réelles produites par la population, et
en conséquence, le pays patauge dans les dettes. On pourrait ordonner
à ces mêmes institutions de créer de l'argent sans dette et, pour
équilibrer les prix et le pouvoir d'achat, distribuer cet argent sous
forme de dividendes payables à tous les citoyens. «En
d'autres mots, d'une manière responsable et scientifique, rendons-nous
riche financièrement, autant que nous le sommes physiquement, en
richesses réelles. En fait, ce serait idiot d'être moins riche. (...) «Contre
le souhait de pratiquement tout personne consciente, notre belle
planète est ravagée et polluée de façon intensive et, dans une
manoeuvre pour nous tromper, des gens affamés de pouvoir se servent de
ces problèmes environnementaux pour servir leurs propres fins
politiques. Lorsque nous remontons jusqu'à la source des causes de la
situation actuelle, nous découvrons un système financier défectueux.
Nous n'avons pas besoin de détruire le système d'argent — agir ainsi
serait en effet une grave erreur — mais il est d'une importance
cruciale que nous réformions ce système, afin qu'il devienne le
serviteur, et non le maître, de nos aspirations.» C'est
tout notre environnement qui serait changé si le système financier
était adapté aux besoins de la population. On n'aurait pas besoin
d'usines immenses ni de gens quittant la campagne pour les villes à la
recherche d'un emploi. On pourrait revenir à une production à
l'échelle humaine. Tous
ceux qui se soucient de l'environnement, et par conséquent de l'avenir
de l'humanité sur terre, tous ceux qui désirent «sauver la planète»,
devraient donc étudier et propager la philosophie du Crédit Social, le
seul système qui mettrait l'argent au service de la personne humaine,
tout en mettant fin au gaspillage des ressources naturelles.
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