Qu'est-ce que Vers Demain? Si
ce journal vous tombe sous les yeux pour la première fois, la seule lecture
des titres vous apprend qu'il n'est point un journal rapportant le résultat
des dernières joutes de baseball ou des combats de boxe, ni le troisième
divorce ou le quatrième mariage d'une vedette de Hollywood, ni les hold-ups
de banques ou les fusillades dans les bars. Ce journal n'est point non plus un
étalage des «meilleures marchandises aux plus bas prix» des grands magasins
et super-marchés, car il ne contient aucune annonce publicitaire. Non. D'un simple coup d'oeil, vous avez remarqué que ce journal parle de questions d'argent, et de religion. Pourquoi parler de ces deux choses, et non pas uniquement de religion ou de questions d'argent? Tout simplement parce que nous avons un corps et une âme, que nous avons à la fois des besoins spirituels et des besoins temporels. Voir
aussi: Le combat de Vers Demain: corriger le système financier Le but du journal Vers Demain est très simple: promouvoir le développement d'un monde meilleur, une société plus chrétienne, par la diffusion et l'application de l'enseignement de l'Eglise catholique romaine — et cela dans tous les domaines de la vie en société, spécialement en économique — et dénonçant, par le fait-même, tout ce qui va à l'encontre des principes catholiques. Promouvoir un monde meilleur: c'est précisément pour cette raison que les fondateurs du journal l'appelèrent «Vers Demain»: ils voulaient travailler à bâtir un demain meilleur qu'aujourd'hui. Certaines personnes peuvent se demander pourquoi Vers Demain insiste toujours sur la question de l'argent. «C'est parce que tous les problèmes économiques, et presque tous les problèmes politiques, sont surtout des problèmes d'argent. Nous ne prétendons jamais que la question monétaire soit la seule à régler, la seule qui doive nous occuper. Pas même que ce soit la question la plus élevée. Mais c'est la plus pressée, parce que tout le reste se heurte à un problème d'argent.» Considérez
tous les différents problèmes qui affectent la société actuellement, et
vous verrez qu'ils sont pratiquement tous liés à une question d'argent: les
employés du secteur public ou privé qui réclament des hausses de salaires,
les gouvernements qui essaient de réduire leurs déficits et leurs dettes en
coupant dans les services et en augmentant les taxes et impôts; les
compagnies qui licencient leurs employés pour réduire leurs coûts, les
familles qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, etc.
Jean-Paul
II parlant avec deux Pèlerines de saint Michel à Midland, Qu'est-ce que le Crédit Social?
C'est
pour ces raisons que Louis Even décida, en 1935, de propager la doctrine du
Crédit Social — un ensemble de principes et de propositions financières
conçus en 1917 (et énoncés pour la première fois en 1918) par l'ingénieur
écossais Clifford Hugh Douglas, pour régler le problème du manque chronique
de pouvoir d'achat entre les mains des consommateurs. Les mots «crédit
social» signifient argent social — ou argent national, un argent émis par
la société — en opposition à l'argent actuel qui est un «crédit
bancaire» — un argent émis par les banques. Lorsque
Louis Even découvrit la grande lumière du Crédit Social en 1935, il comprit
immédiatement jusqu'à quel point cette solution appliquerait à merveille
l'enseignement de l'Eglise sur la justice sociale — surtout en ce qui
concerne le droit de tous aux biens matériels, la distribution du pain
quotidien à tous, par l'attribution d'un dividende social à chaque être
humain. Voir
aussi: Une étude du Crédit Social par neuf théologiens Le Crédit Social et l'enseignement des Papes. A. Pilote L'Ile des Naufragés. Louis Even Le Crédit Social met l'argent à sa place. Louis Even Le gouvernement doit créer sa propre monnaie. A. Pilote Pour une meilleure compréhension du Crédit Social. A. Pilote De
plus, les mots «crédit social» signifient la confiance qu'on puisse vivre
en société, qu'il existe un minimum d'ordre qui nous permette d'échanger
des produits et de circuler librement sans risque de se faire attaquer sur la
rue, ou de se faire voler par son voisin. Sans respect de l'ordre moral —
sans religion — toute vie en société est impossible, c'est le désordre,
la révolution et l'anarchie. Les
objectifs de Vers Demain sont d'ailleurs clairement affichés en première
page à chaque numéro, tout juste en bas du titre. On y lit, à gauche:
«Journal de patriotes catholiques, pour le règne des Coeurs de Jésus et de
Marie, dans les âmes, les familles et les pays.» Et à droite: «Pour
la réforme économique du Crédit Social, en accord avec la doctrine sociale
de l'Eglise, par l'action vigilante des pères de famille, et non par les
partis politiques.» Cela signifie, entre autres, que le «Crédit
Social» dont il est question dans ce journal n'est pas un parti politique,
mais une réforme économique qui pourrait être appliquée par n'importe quel
parti au pouvoir. Le Crédit Social propagé par Vers Demain n'est qu'une méthode,
une manière d'appliquer l'enseignement social des Papes. Voir
aussi: Cette
philosophie du Crédit Social représente une conception nouvelle de l'économie,
alors les nouveaux lecteurs ne doivent pas se décourager s'ils ne comprennent
pas tout après la lecture d'un seul article. Plus ils étudieront le Crédit
Social, plus ils le comprendront. Une bonne méthode est de conserver les
anciens numéros de Vers Demain, et de les relire. Qui en sont les fondateurs? Voir
aussi:
Le premier numéro de Vers Demain, fondé par Louis Even et Gilberte Côté (qui épousa Gérard Mercier en 1946), fut publié en septembre 1939. Sa version en langue anglaise, “Michael”, fut publiée pour la première fois en 1953. (Une version en polonais existe depuis septembre 1999, en en espagnol, depuis avril 2003.) Louis Even est né le 23 mars 1885 à Montfort-sur-Meu, en France, et reçut au baptême le nom de Louis-Marie, en l'honneur de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, un grand dévot de Marie, né lui aussi à Montfort-sur-Meu, en 1673. Louis Even devait conserver tout le reste de sa vie une grande dévotion à la Sainte Vierge, héritée de son saint patron. Louis Even provenait en plus d'une famille exceptionnelle, puisque six de ses frères et soeurs se firent religieux, et lui-même devint Frère de l'Instruction Chrétienne en 1902, à l'âge de 17 ans. Il arriva au Canada en 1903, lorsque les religieux furent chassés de France par un gouvernement anticlérical. Il enseigna au Montana, Etats-Unis, puis dans la région de Montréal jusqu'en 1920, alors qu'il fût relevé de ses voeux parce qu'il était devenu sourd et, dans le temps, les appareils n’existaient pas. Mais Dieu avait ses desseins sur Louis Even: il allait devenir lui-même le fondateur d'une Oeuvre unique au monde, les «Pèlerins de saint Michel», pour dompter la dictature financière. M. Even est décédé le 29 septembre 1974; Mme Côté-Mercier pris alors la relève comme rédactrice en chef, jusqu'à son décès en juin 2002. Depuis ce temps, c'est Thérèse Tardif (qui célèbre en 2004 ses 50 ans à plein-temps dans le Mouvement de Vers Demain) qui est présentement la rédactrice en chef. Les «Bérets Blancs»
En plus de milliers d'apôtres locaux «à temps partiel» qui donnent leurs temps libres, après leur gagne-pain, pour faire connaître Vers Demain et visiter les familles, il existe une cinquantaine d'apôtres «à plein-temps» qui donnent tout leur temps, soit au bureau de Vers Demain ou sur la route dans les différentes régions du Canada et des autres pays. Tout est fait bénévolement, et personne ne reçoit de salaire, pas même ceux qui impriment le journ En fait, le groupe d'apôtres à plein-temps à Rougemont est en tout point semblable à une communauté religieuse, à la seule différence qu'aucun voeu n'est fait, chacun donnant le temps qu'il désire — certains donnant quelques années, et d'autres toute leur vie. Les «Pèlerins de saint Michel» ont deux maisons à Rougemont: l'une pour les dames, la «Maison Saint-Michel», construite en 1962, et l'autre pour les hommes, la «Maison de l'Immaculée», construite en 1975, où se tiennent les assemblées mensuelles, et le congrès annuel le premier week-end de septembre. Ils ont aussi leur propre imprimerie où, en plus de leurs deux journaux, ils impriment des millions de circulaires gratuites. L'expansion de leur mouvement est tout simplement phénoménale: depuis plus de cinq ans, par exemple, ils réussissent à imprimer et distribuer à travers le monde chaque année l'équivalent de 30 millions de circulaires de quatre pages, dans plus de huit langues.
Les
Pèlerins de saint Michel pendant une cérémonie En passant, les Bérets Blancs ne sont pas une secte, ils n'ont inventé aucune religion: ce sont des catholiques romains qui prêchent la fidélité à tous les enseignements du Pape Jean-Paul II. Ils vont à la messe tous les jours à l'église paroissiale de Rougemont. Ils ont reçu de Mgr Albert Sanschagrin, l'évêque de leur diocèse à cette époque, la permission de garder le Saint-Sacrement dans les chapelles de leur deux maisons. Mgr Sanschagrin est venu lui-même célébrer la première messe dans la chapelle de la «Maison de l'Immaculée» en 1976. Ceux qui disent que les Bérets Blancs ne sont pas catholiques parlent tout simplement à travers leur chapeau.
Chaque
troisième semaine de mars, les Pèlerins de saint Michel Le besoin d'apôtres Finalement,
vous remarquerez que ce journal insiste beaucoup sur l'apostolat et
l'importance de trouver de nouveaux abonnés, pour faire connaître le message
à de nouvelles personnes. Si, par exemple, on trouve dans ce journal des félicitations
à des personnes qui ont pris tant d'abonnements ou distribué tant de
circulaires, c'est parce que les principes du Crédit Social ne peuvent être
appliqués que par l'éducation de la population, pour créer une opinion
publique assez forte pour que quels que soient les partis politiques au
pouvoir, ils n'aient pas d'autre choix que d'appliquer ces principes. Le
pouvoir des Financiers réside dans l'ignorance du peuple, et les Financiers
perdront donc leur pouvoir seulement lorsque le peuple sera suffisamment éclairé
et renseigné sur leur système d'escroquerie. Quiconque
lit ces lignes peut devenir un apôtre de Vers Demain. En fait, tous nos
lecteurs sont invités à solliciter autour d'eux l'abonnement à Vers Demain,
et à distribuer nos circulaires gratuites. Vous qui aimez Vers Demain, vous
êtes convaincu que tout le monde devrait recevoir un tel journal, mais vous
n'avez probablement jamais demandé à quelqu'un d'autre de s'y abonner. (Une
bonne méthode est de demander un don pour les millions de circulaires que
Vers Demain distribue à travers le monde.) Avez-vous déjà pensé que si
chaque lecteur de Vers Demain faisait comme vous, Vers Demain devrait fermer
ses portes? Trouver de nouveaux abonnés n'est pas seulement la responsabilité
de quelques apôtres qui se dévouent à l'année longue; c'est aussi la
responsabilité de tous ceux qui ont connu la grande lumière contenue dans
Vers Demain, en d'autres mots, tous les lecteurs de Vers Demain. C.
H. Douglas a déjà dit que ce qui importait n'était pas le nombre de
personnes qui connaissent le Crédit Social, mais le nombre de personnes qui
sont prêtes à faire quelque chose pour le propager. Alors, vous avez un rôle
important à jouer dans cette bataille pour plus de justice: venez aux assemblées
de Vers Demain dans vos régions, appelez-nous ou écrivez-nous pour demander
des circulaires et des coupons d'abonnement.
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