De la grande visite à notre Siège de Jéricho, le 27 mars 2003
Mgr François Lapierre, notre évêque,
est venu
y célébrer la Sainte Messe

 

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Bishop Lapierre with Pope John Paul II

Mgr Lapierre avec
le Pape Jean-Paul II

Les Pèlerins de saint Michel ont eu  le grand privilège de recevoir, pour la première fois, leur Evêque du diocèse de St-Hyacinthe, Son Excellence Monseigneur François Lapierre, p.m.é. Son Excellence a daigné nous faire l’honneur de prendre le souper avec nous et de célébrer la sainte Messe dans la chapelle de la Maison de l’Immaculée, le jeudi soir, 27 mars 2003, pendant notre semaine de prière, devant le Saint Sacrement exposé. Nous appelons cette semaine de prières récitées jour et nuit, «Siège de Jéricho», et le but est d’obtenir les plus grandes grâces de Dieu.

Notre joie était si grande que spontanément, nous avons pensé accueillir notre distingué visiteur en lui chantant le «Magnificat».

Nous l’avons reçu pour le souper à notre réfectoire de la Maison Saint-Michel où 38 convives l’entouraient. Monseigneur était accompagné de notre curé de saint Michel de Rougemeont, M. l’abbé Jacques Chaput, du Père Gérard Montpetit, Supérieur des Oblats de Marie Immaculée, de Rougemont du Père Edmond Brouillard, Oblat de Marie Immaculée, chapelain des Pèlerins de saint Michel, du Père André Neault, Père Blanc missionnaire d’Afrique.

Au début du repas, comme il se doit, au nom des Pèlerins de saint Michel, j’ai souhaité la bienvenue à Son Excellence en lui adressant les mots suivants:

S. E. Mgr Lapierre reçu chaleureusement par les Pèlerins de saint Michel à Rougemont

«Excellence, à titre de doyenne de la Maison Saint-Michel, au nom de tous les Pèlerins et Pèlerines de saint Michel, je vous souhaite la plus chaleureuse bienvenue dans notre humble maison.

Nous avons chanté le Magnificat à l’entrée de Votre Excellence, parce que nous ressentions en nous la même joie que la très Sainte Vierge Marie a ressenti  lorsque sa cousine Élisabeth, éclairée par l’Esprit Saint, la salua et reconnut qu’elle était porteuse de Jésus. La «Visitation» de notre évêque, le père de notre diocèse, qui nous apporte aussi Jésus, est pour nous une source de grande joie, comme fut celle d’Elisabeth et de Marie. Et avec Marie nous chantons le Magnificat. Merci, Excellence, de votre visite.»

Après avoir présenté les Directeurs de nos maisons et les Pèlerins de saint Michel qui les habitent,  et d’avoir parlé de nos fondateurs, j’ai terminé ainsi:

«Et en cette année du Rosaire, nous voulons faire notre part au sein de l’Eglise pour propager la fameuse lettre apostolique sur le Rosaire, du Saint-Père, pour la paix dans le monde et les familles. Nous en avons déjà deux millions d’imprimées et plus d’un million de distribuées, les jeunes qui sont là en ont distribuées en abondance. Nous y mettrons tous nos efforts et tous nos moyens financiers pendant l’année entière que le Pape a proclamé Année du Saint Rosaire.

Enfin Excellence, nous vous remercions de votre visite, nous savons que nous vous avons pris un temps précieux. Que Dieu bénisse notre évêque, et notre diocèse!  Merci. »

  Thérèse Tardif      

Edifiante homélie de Mgr Lapierre

Bishop Lapierre celebrating Mass at the House of the Immaculate in Rougemont

Mgr Lapierre célébrant la Messe chez les Bérets
Blancs à la Maison de l'Immaculée, le 27 mars 2003

A l’ouverture de la Messe, Mgr Lapierre nous adressait les paroles suivantes: 

Ce soir, nous sommes réunis, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. La paix soit avec vous. Chers frères, chères sœurs dans le Christ, comme, je le disais un peu plus tôt, c’est une grande joie pour moi, d’être avec vous, ce soir, pour célébrer cette Eucharistie, au moment où vous vivez cet événement si important de ces journées de «Jéricho». C’est une joie pour moi d’être avec vous, et comme c’est le ministère de l’Evêque, de visiter, alors nous pouvons penser que cette visite de ce soir nous rappelle la présence de Dieu, au milieu de nous. C’est pour cela qu’au début de cette célébration, nous nous tournons vers le Seigneur, pour qu’en ce temps de carême, Il touche notre cœur et nous convertisse.

Puis est venu le temps de l'homélie:

Chers frères et sœurs dans le Christ, nous avons, comme à chaque Eucharistie, entendu la parole de Dieu. Cette parole de Dieu, toute la liturgie d’aujourd’hui nous invite à y être très attentif.

Vous savez, lorsqu’on devient évêque, une des premières choses qu’on nous demande, c’est d’avoir quelques paroles qui vont orienter, donner un sens au ministère épiscopal que nous commençons. Et pour ma part, ces paroles, si vous regardez le blason qui est le mien, j’ai choisi comme devise épiscopale «Selon ta parole». J’ai choisi cette devise épiscopale parce que, d’abord, j’ai reçu cette nouvelle de ma nomination dans ce beau diocèse de Saint-Hyacinthe quelques jours à peine après la fête de l’Annonciation, que nous venons de célébrer il y a quelques jours. Cette fête de l’Annon- ciation se termine par ces paroles de Marie: «Qu’il me soit fait selon ta paroleFiat mihi secundum verbum tuum». Nous pouvons donc penser que cette parole de Dieu, elle est très importante.

Et vous savez, comme je l’ai dit à quelques personnes, durant le souper, j’ai passé plusieurs années en Amérique latine, au Pérou. Après mon ordination, j’ai été envoyé au Pérou. J’ai été affecté dans une ville du sud du Pérou où il y avait entre quinze et vingt mille personnes qui vivaient dans ce quartier. Je me demandais, «Qu’est-ce qu’il est possible de faire pour annoncer la parole de Dieu dans ce quartier?» Alors, un vieux prêtre péruvien, qui vivait à Lima, m’a dit: «Il faut donner beaucoup d’importance à la parole de Dieu, parce que cette parole de Dieu n’est pas une parole humaine, elle a la capacité de transformer l’être humain, de créer une réalité nouvelle, de changer le monde où nous vivons.»

J’ai commencé au début à réaliser un cours biblique. Le premier soir, il y avait cinq personnes qui sont venues à ce cour biblique. Après le cour, un jeune couple qui était là sont venus me voir pour me dire: «Nous ne pensions pas venir à un cour biblique, nous voulons nous marier.»«Ah, c’est très bien, il n’y a pas d’opposition entre la Bible et le mariage, au contraire.»

 Le deuxième soir, il n’y avait que trois personnes, et quelque temps après avoir commencé ce cour biblique, je me suis aperçu tout à coup qu’une personne était en train de dormir, et quelque temps après, une autre personne aussi était en train de dormir, alors il n’y avait plus qu’une personne éveillée! Alors j’ai dit à cette personne: «Mais vous ne dormez pas?» Cette personne m’a répondu: «Non, je souffre d’insomnie…»

Vous me direz, «Pourquoi l’Evêque nous raconte-t-il cette histoire?» Parce que j’ai découvert que le grand défi qu’il y a, lorsque nous prenons la Bible, c’est de faire en sorte que cette parole devienne une parole de Dieu,  que cette parole touche notre cœur, qu’elle puisse nous convertir, et qu’elle ne reste pas simplement quelque chose d’intellectuel. C’est pour cela que dans le très beau psaume 94, qui a été chanté magnifiquement — je félicite votre chorale qui a chanté de façon si extraordinaire le psaume 94 – nous avons chanté: «Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur.» C’est un grand défi d’écouter cette voix, cette parole de Dieu, qui s’adresse à nous aujourd’hui, comme un ami s’adresse à son ami. Cette parole de Dieu nous fait faire l’expérience de l’amitié de Dieu. Et lorsque nous écoutons cette parole de Dieu, nous vivons avec les autres l’amitié, la communauté chrétienne est réunie par la parole de Dieu.

Nous voyons, dans la première lecture, que nous avons tendance parfois à ne pas écouter cette parole de Dieu. Comme vous, qui cherchez à développer une plus grande conscience des problèmes qui existent aujourd’hui, des problèmes de l’injustice, des problèmes de la pauvreté, vous voyez aussi la grande importance aussi de la prière, qui est une force très grande pour changer ce monde dans lequel nous vivons. Nous le voyons ces jours-ci, ce monde où il y a la guerre, où il n’y a pas la paix, vous faites certainement l’expérience que, souvent, ce message qui est le vôtre, n’est pas entendu, n’est pas écouté par toutes les personnes à qui vous vous adressez.

Alors on peut penser aussi que cette parole de Dieu, aussi souvent, elle n’est pas entendue, elle n’est pas écoutée. Et pourtant, cette parole de Dieu ouvre notre cœur, alors que nous savons bien que souvent, nous sommes portés à fermer notre cœur. Il suffit des fois qu’une personne nous dise une parole déplaisante, ou ne dise pas ce que nous espérions entendre, et parfois notre cœur alors peut se fermer.

Mais la parole de Dieu ouvre notre cœur, ouvre nos oreilles. Nous le voyons dans l’Evangile aujourd’hui: On dit que Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Ce texte vient tout de suite après les enseignements de Jésus sur la prière. Beaucoup de gens de notre temps ne connaissent pas la réalité de la prière. Hier soir, j’ai eu la chance de rencontrer un jeune catéchumène de notre Eglise qui se prépare au baptême; il avait découvert pour la première fois de sa vie — il a 21 ans — la prière. Il m’a dit : «Je viens de découvrir la réalité la plus efficace du monde». On voit que Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Nous savons que lorsque nous n’entendons pas cette parole de Dieu, nous risquons nous aussi d’être muets. Et l’Eglise parfois risque d’être muette face à toutes ces réalités qui se produisent aujourd’hui. Nous risquons d’avoir peur des fois de parler, de dire une parole. Nous voyons aujourd’hui combien il est important de dire cette parole de Dieu, qui est une parole de paix, une parole de justice dans la réalité du monde où nous vivons.

Si vous le voulez bien, ce soir, nous pouvons prier pour que notre Eglise, l’Eglise de notre diocèse, de notre pays, soit une Eglise toujours plus attentive à la parole de Dieu. Que nous soyons nous aussi attentifs à cette parole, qui n’est pas simplement la parole écrite, mais la parole de tous les jours, que le Seigneur nous dit à travers les personnes, à travers les expériences que nous vivons.

Ce soir, après le souper, j’ai rencontré les responsables de votre communauté, et ils me parlaient avec tellement d’enthousiasme de la dernière lettre apostolique du Pape Jean-Paul II, sur le Rosaire, que je me disais: Certainement que l’esprit de Dieu, à travers ces personnes, est en train de m’interpeller, de me dire, peut-être, qu’il faut faire connaître davantage cette lettre à tout le monde, pour que l’on découvre la force de cette prière qu’est le Rosaire. Et je me rends compte que vous vivez cette expérience ici.

Alors si vous le voulez bien, nous allons ce soir prier ensemble pour que notre Eglise soit attentive. Des fois, on se dit: «Comment renouveler l’Eglise ?» Par l’écoute de la parole de Dieu, nous pouvons renouveler cette Eglise, nous pouvons donner une vie toujours nouvelle à cette Eglise . Et je me réjouis d’avoir rencontré ici des enfants, des jeunes, des personnes de tous les âges; ça montre bien la force de cette parole de Dieu.

Alors nous allons ensemble  prier les uns pour les autres, il y en a peut-être parmi vous qui ont besoin de prière pour une maladie, ou peut-être pour aller de l’avant dans la vie, nous allons prier également pour la paix. Durant cette célébration, nous allons dire: «La paix soit avec vous». La paix est au cœur de l’Eucharistie. Dans la Lettre aux Ephésiens, il nous est dit: «Le Christ est notre paix», Il est venu pour mettre ensemble ce monde déchiré où nous vivons. Nous allons prier pour la paix, pour que cesse le plus tôt possible cette guerre effroyable à laquelle nous assistons actuellement. Nous allons prier ensemble pour que notre foi, pour que notre espérance, pour que notre charité puissent grandir en ce temps de carême, et que nous trouvions, à tout instant, le courage de marcher, d’aller de l’avant, et d’annoncer cette parole de Dieu. Prions pour qu’aujourd’hui, «nous ne fermions pas notre cœur, mais que nous écoutions la voix du Seigneur.» Amen.

Mgr Lapierre s'addresse à l'assistance
après la Messe, devant notre statue du
Christ Roi et les portraits de nos fondateurs:
«Tout ce que vous faites de bon et de
grand sert à transfomer le monde».

Après la messe, Mgr Lapierre, a daigné encore adresser la parole aux Pèlerins de saint Michel:

Chers amis, on me demande d’ajouter un mot… Simplement j’aimerais vous dire et vous redire que c’était vraiment une joie d’être ici avec vous aujourd’hui. J’ai senti la foi qui vous habite, j’ai senti votre recherche, votre désir de créer un monde où il n’y a pas l’injustice et la guerre, j’ai senti votre sens de la prière qui s’est exprimé durant cette Eucharistie que nous venons de célébrer. Et je veux vous remercier pour votre témoignage, votre engagement; tout ce que vous faites de grand et de beau n’est pas inutile mais sert certainement pour transformer ce monde où nous vivons. Alors je vous remercie de ce témoignage que vous m’avez donné.

Comme je l’ai expliqué à la fin du souper, vous savez, l’évêque a pour mission de vivre le second mystère joyeux, qui est le mystère de la Visitation. C’est un très beau mystère. Vous savez, avant de devenir évêque, je n’avais pas découvert toute la profondeur de ce mystère de la Visitation. Mais quand j’étais enfant, j’aimais beaucoup prier saint François d’Assise, étant donné que je m’appelle François. Et plus tard, j’ai découvert saint François Xavier, le patron des missionnaires. Mais quand je suis devenu évêque, j’ai découvert saint François de Sales. Vous connaissez cette histoire du type qui tombait en parachute, et son parachute ne s’ouvrait pas, et tout à coup, il a crié: «Saint François, sauve-moi!» Et il a entendu une voix qui lui disait : «Lequel?» Voyez-vous, il y a plusieurs saint François…

Saint François de Sales a créé une congrégation  qui s’appelle les Visitandines, parce qu’il avait une grande dévotion au mystère de la Visitation. Il avait bien saisi que ce mystère de la Visitation, c’est un mystère du salut qui est très profond. Quand deux personnes qui cherchent la volonté de Dieu se rencontrent, c’est une force que personne ne peut arrêter. Quand deux personnes qui portent vraiment le désir d’être comme Marie, d’agir selon la parole de Dieu — «Qu’il me soit fait selon ta parole», Fiat mihi secundum verbum tuum — quand deux personnes qui cherchent vraiment à vivre dans la fidélité au plan de Dieu se rencontrent, c’est une force que personne ne peut arrêter. Nous le voyons dans l’exemple d’Elizabeth et de Marie.

Alors nous pouvons donc penser à la grande puissance de cette visitation (d’aujourd’hui). Et cette «visitation» que nous vivons est le signe que Dieu nous visite. Chaque matin, dans la prière du Benedictus, «Béni soit le Seigneur qui visite et rachète son peuple», nous pouvons penser à cette visite de Dieu. Eh bien ! je crois que cette visite d’aujourd’hui nous rappelle que le Seigneur chemine avec nous, que Dieu est présent, et votre engagement, tout ce que vous réalisez de grand et de beau pour la justice, pour la paix, pour moi, c’est un signe de cette présence de Dieu, qu’ensemble nous cherchons. Encore une fois, un grand merci pour votre témoignage, merci pour ces petits enfants qui sont ici avec nous, merci pour ce témoignage de vos familles. J’aimerais remercier aussi les jeunes qui ont été avec nous et qui ont servi d’une façon exemplaire la Messe ce soir, les remercier d’être là, les remercier pour leur foi, et aussi remercier toutes les personnes qui se dévouent — je sais que vous avez ici une grande imprimerie — plusieurs travaillent dans l’imprimerie pour faire connaître cette pensée sociale de l’Eglise, pour faire connaître aussi, comme vous l’avez fait maintenant, avec votre dernière publication sur la lettre du Pape, sur le saint Rosaire, merci de nous rappeler l’importance de cette année consacrée au Rosaire!

Merci de rappeler à notre Eglise cette force du Rosaire. Vous savez, je crois beaucoup aux charismes non seulement des personnes, mais des groupes aussi dans l’Eglise. Les groupes ont des charismes, nous avons à apprendre les uns des autres. Et ce soir, j’ai senti que vous aviez ce charisme de rappeler cette force de la prière du Rosaire. Vous avez à la rappeler dans une Eglise qui parfois tend à l’oublier. Merci d’être là, merci à chacune, à chacun d’entre vous pour ce que vous réalisez. Vous pouvez avoir l’impression parfois que cette action ne conduit pas à une transformation rapide, mais tout ce que nous faisons de vrai, de beau, de grand, de juste, tout ce qu’il y a d’authentique, nous savons que tout cela porte des fruits, parce que comme chrétiens, nous l’avons vu dans la célébration récente de saint Joseph, cet homme qui était silencieux, on voit que comme Marie, il a eu une influence à travers les siècles, une très grande fécondité. Nous sommes appelés nous aussi à porter du fruit, non pas simplement à être efficaces, mais à être féconds, à porter du fruit.

Eh bien, je vous souhaite de continuer à porter du fruit, de continuer à vivre avec cette simplicité que j’ai trouvée ici ce soir, de continuer à vivre avec ce sens de grande hospitalité que vous avez manifestée pour ma personne. Je vous en remercie, et je peux vous assurer que je vais vous garder dans ma prière et dans mon amitié. Bonne fin de soirée.

Votre doyenne me demande une bénédiction. Nous savons que justement la bénédiction, c’est le signe, c’est comme la pluie qui fait grandir ce que nous avons pu semer dans cette soirée. Que Dieu vous bénisse, qu’Il bénisse vos familles, qu’Il bénisse toutes les personnes qui vous sont chères, qu’Il bénisse plus particulièrement les petits enfants qui sont avec nous, les jeunes, et qu’Il bénisse aussi les personnes qui sont malades, qu’Il bénisse enfin toutes les personnes qui travaillent pour le Royaume, au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit, Amen. 

† François Lapierre, p.m.é.
Evêque de St-Hyacinthe

Cet article a été publié dans le numéro de mai-juin-juillet 2003 de Vers Demain. Si vous voulez vous y abonner pour le recevoir régulièrement, cliquez ici.

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