Une lettre révélatrice d'un jeune étudiant
Pourquoi le Crédit Social n'est-il pas encore passé dans les lois ?
Costumes de bain et mini-jupes "Sacres" Télévision
Monsieur Louis Even a reçu une lettre datée du 3 juin 1968 et venue d'une ville de la province de Québec. Nous la citons presqu'en entier.
Cher monsieur Even,
Je suis un étudiant qui termine son cours classique cette année. Et je vous avouerai bien modestement que je fus pendant six ans un élève modèle, jusqu'à ce que j'arrive au niveau philosophie. A ce moment-là, la fréquentation de condisciples portés vers les valeurs destructrices du socialisme et de l'athéisme, ainsi que la lecture d'auteurs tels Sartre, Camus et Vian, m'ont fait renier tout ce en quoi j'avais cru fermement, tout ce que mes parents m'avaient inculqué de bon, c'est-à-dire le respect de l'autorité et de la religion catholique.
Poussé sains doute par l'Esprit du Mal, je me suis mis à me passionner pour la cause du communisme, à lire Mao-Tsé-Toung, à ridiculiser clans mes paroles et mon comportement les valeurs telles que la chasteté, les dévotions religieuses, l'assistance à la messe, la propriété libre, etc. J'ai même désiré ardemment un moment abandonner mes études pour aller à Cuba participer à ce que j'appelais, dans ma naïveté diabolique, la « libéralisation de l'homme ». J'ai également fait l'expérience de la drogue, et oserais-je l'avouer, de l'amour défendu.
C'est pour dire quel triste personnage j'étais devenu et j'ai été pendant un an et demi. Jusqu'à ce que la. Lumière arrive à moi.
C'est en fouillant dans la bibliothèque familiale que je suis tombé par hasard sur une vie de Maria Goretti. Ou plutôt, devrais-je dire, que c'est la main de Dieu qui a poussé ce livre vers moi. Je me suis mis à feuilleter ce livre, ne voulant rien de plus que me moquer de cette admirable jeune fille que je voyais quand même encore, à ce moment là, comme une simple « sainte nitouche ».
Le croiriez-vous ? Je fus instantanément troublé par la beauté de cette histoire. En un instant, je mesurai le chemin que j'avais parcouru depuis un an, je me comparai avec cette jeune fille ... et je me trouvai bien misérable.
Après avoir refermé le livre, je fis ce que je n'avais plus fait depuis des années : je priai.
Je priai la Sainte Vierge pour qui j'avais déjà eu un grand sentiment de ferveur dans ma jeunesse. Et c'est alors …
C'est alors que j'ai compris qu'il me faudrait prier encore beaucoup pour effacer le mal que j'ai fait depuis un an.
Et j'ai compris qu'il me faudrait prier encore plus pour éviter de graves évènements qui se produiront au Québec d'ici un an.
Ces évènements prendront naissance à Montréal, à l'Université de Montréal, où se rencontrent, vous le savez mieux que moi, tous les fauteurs de troubles communistes, athées, a-chrétiens, révolutionnaires et autres.
Et ce qui s'est déroulé tout dernièrement en France et en Europe n'est rien en comparaison de ce qui se passera alors. Le mouvement anarchiste embrasera toute la province et tout le pays en un instant. Ce coup est d'ailleurs préparé depuis longtemps par les forces rampantes du communisme. Votre journal est le seul qui ait conscience de ce fait et qui l'ait dénoncé. C'est pourquoi je vous ai écrit.
Et nous verrons alors au Canada ... un gouvernement athée, socialiste, qui imposera les lois les plus honteuses à notre population. Les églises, temples de Dieu, seront fermées, les prêtres jetés en prison, les religieuses violentées par les représentants de la dictature. La propriété libre sera abolie ... Mais, vous êtes au courant aussi bien que moi des horreurs qui se déroulent dans ces soi-disant « démocraties populaires ».
Je vous en supplie sur tout ce que j'ai de plus sacré, publiez cette lettre, en tout ou en partie, informez le public catholique du danger qui le menace, et même, alertez les Autorités pour que l'on expurge l'hydre communiste qui menace nos valeurs traditionnelles et notre paix à tous. Ce n'est pas en mon nom que je vous le demande, c'est en celui de Celui qui nous aime.
Peut-être hésiterez-vous à publier cela. Il ne le faut pas ! Pensez au danger qui nous menace tous. Pensez à la génération de demain, qui se prépare à être athée et communiste (je parle en connaissance de cause). Ne vous souciez pas des réactions que ma révélation pourrait entraîner. Certains comprendront et ils agiront ... à temps je l'espère.
Mais, je suis sûr que si tous les catholiques du pays prient sincèrement, la catastrophe pourra être évitée. Aussi, communiquez-leur mon message. Envoyez des notes à tous les journaux, insistez pour qu'on les publie en première page. Allez devant les caméras de la télévision — mais pas à Radio-Canada ; je sais, pour en connaître quelques-uns, qu'une grande partie de ceux qui travaillent à cette institution sont des athées notoires, et ils repousseront votre demande.
Que Dieu nous garde !
Cette lettre est révélatrice, bien que nous soyons pas mal au courant, déjà. C'est un témoignage de plus.
Il y a 36 ans cette année que monsieur Louis Even travaille dans le champ civique pour éclairer le peuple et orienter les hommes politiques. 36 ans, c'est peu dans l'histoire des siècles, mais c'est tout de même quelque chose dans la vie d'une nation.
Louis Even présente le Crédit Social, cette correction indispensable et de toute urgence au Canada, et dans les autres pays.
Le Crédit Social est connu au Canada, même en milieu responsable. Le Crédit Social est apprécié par ceux qui sont de bonne foi, mais on ne parle pas encore de l'instituer au Canada. Nos hommes d'État continuent à se laisser enchaîner par la dictature financière, et laissent aller le pays vers une dictature syndicale et communiste, quand ils pourraient si bien rectifier le capitalisme actuel, en faisant cesser le plus grand vol de l'histoire, le vol du crédit de toute une nation, de toutes les nations, le vol du crédit social par un groupe de banquiers internationaux.
Au Canada, le Crédit Social est connu, et on ne l'applique pas.
L'obstacle péché
L'obstacle véritable, quel est-il ? L'obstacle à l'instauration d'une législation créditiste au Canada ?
L'obstacle, c'est le péché.
Et le meilleur agent, le principal, qui achemine le pays vers le communisme, c'est aussi le péché. Les communistes le savent fort bien. Voilà pourquoi ils mettent tant d'efforts à corrompre jeunes et vieux par tous les moyens. Ils sont ainsi assurés d'atteindre leur but politique de régime socialiste dictatorial.
Pourquoi tous ceux qui se prétendent créditistes ne sont-ils pas aussi convaincus que les communistes que le péché empêche le Crédit Social de venir au Canada ?
Le Crédit Social serait un régime de bien commun, d'une excellence incomparable pour les familles. Le Crédit Social est connu au Canada. Et le Crédit Social ne vient pas encore. A cause de nos péchés.
Créditistes, aurons- nous la naïveté de croire que nos femmes en costumes de bain et en mini-jupes vont nous attirer les grâces du Crédit Social ? C'est une génération de sauvages qu'elles nous préparent avec toute la dégénérescence spirituelle et mentale que cela comporte. Femmes déshabillées, vos petites filles seront laides comme des filles de rue. Elles ne porteront plus sur leur front l'auréole de la pudeur ni dans leurs yeux la splendeur de l'innocence.
Et nos hommes qui « sacrent », qui ravalent es mots les plus sacrés dans la boue de leur colère blasphématoire, peuvent-ils croire qu'ils attirent la bénédiction du Ciel sur leur descendance ? Mille fois, non. Si Dieu maudit nos enfants aussi souvent que nos lèvres impies ont maudit le nom de Dieu, les pauvres petits issus de notre génération auront l'esclavage et a torture comme partage. Le sang du Christ en croix doit-il retomber sur nos enfants ? Pensons-y donc un peu, mon peuple, mon cher peuple, charitable encore, mais étourdi et trompé !
Aussi, vous tous, qui passez des heures chape jour à vous gâter le coeur et l'esprit devant a télévision maudite, ne savez-vous pas que vous ingurgitez le poison de l'erreur et de la corruption, et que vous ne sortirez que souillés et abrutis de ce lavage de cerveau entretenu savamment par les ennemis de Dieu et de vos familles ?
Et vous croyez qu'une législation créditiste va venir couronner des moeurs aussi païennes et communistes ! Ce n'est pas possible, car le Crédit Social est une pensée chrétienne qui ne saurait passer dans la loi qu'à la faveur d'une vie chrétienne menée par des familles chrétiennes.
Les primaires qui croient qu'un parti Crédit Social leur donnera le Crédit Social sont des drogués de la mentalité révolutionnaire.
Mais, priez donc
Vous avez raison, jeune étudiant converti, qui avez écrit à monsieur Even. Vous avez raison de dire qu'il faut prier beaucoup pour réparer les péchés que nous avons commis, 'et pour éviter les graves événements qui doivent se dérouler, au Canada, avant longtemps.
Les Bérets Blancs pratiquent le chapelet quotidien depuis 30 ans. Et ils ont ajouté cette année, l'heure d'adoration hebdomadaire, le dimanche si possible.
Tous les dimanches, nous nous rendons dans une église ensemble pour y faire une heure d'adoration. Nos intentions : la conversion de notre peuple, la sanctification de nos prêtres et une cité chrétienne et créditiste en notre pays. Nous sommes des patriotes, par profession. Nous devons prier en patriotes, comme le curé prie en curé pour ses paroissiens.
Nous prions pour notre pays, pour nos familles et la Cité.
Nous prions aussi pour nos prêtres, qu'ils soient saints. Nos prêtres ne sont pas des hommes comme les autres. Les faiblesses des autres hommes ne doivent pas avoir de prise sur eux. Tous nos prêtres doivent être des saints. Nous prions pour cela. Nous le faisons aussi en patriotes, car nous savons que notre peuple ne sera pas sauvé si nos prêtres ne sont pas sanctifiés.
Le prêtre est le ministre de Dieu auprès des hommes et le des hommes auprès de Dieu. Sans le prêtre, point de religion possible, point de relations des hommes avec Dieu. Et le prêtre est celui qui fait venir le Sauveur sur nos autels. C'est le prêtre qui offre le Sacrifice nécessaire à la purification des hommes. Tous les hommes de toute l'histoire ont eu leurs prêtres pour sacrifier en leur nom.
C'est le bras de Dieu qui arrêtera les malheurs qui nous menacent. C'est la prière du prêtre qui implorera le bras de Dieu. C'est donc très important que des patriotes prient pour leurs prêtres. Nous le faisons dans nos heures d'adoration de tous les dimanches.
Si l'heure d'adoration des dimanches n'est pas instituée dans votre église, il n'en tient qu'à vous de la mettre en marche dès dimanche prochain. Invitez des gens. S'ils ne répondent pas, allez-y tout seul pour commencer. « Mon Fils est tout seul dans les églises, dit Notre-Dame, allez le consoler ». Et la force du Saint Sacrement est seule capable de donner aux hommes d'État un si grand pouvoir pour dominer les forces du mal déchaînées contre vos familles.
Surtout, que nos familles ne manquent pas de réciter chaque jour le chapelet si recommandé par Notre-Dame dans toutes ses visites à la terre.
Gilberte Côté-Mercier