Terrible appareil de domination communiste mondiale

 

500,000 agents — $4 milliards par an

Mensonge — calomnie — conspiration — corruption — chantage

Enlèvements d'enfants - trafic de la drogue

 

Les bombardements et la guerre pourraient cesser au Vietnam

L'hypocrisie des pseudo-pacifistes communistes

 

Sabotage – Terreur

 

 

            Le meilleur moyen de détecter la valeur morale d'une société, c'est d'examiner ce qui la scandalise. Appliquons donc ce test aux recteurs de l'opinion occidentale, face à la guerre du Vietnam.

 

            Après la partition du Vietnam en 1954, le communiste Ho-Chi-Minh réalisa vite qu'il devait éteindre par tous les moyens la fascination qu'exerçait le Vietnam-Sud, libre et prospère, sur ses sujets enchaînés, dont un million avaient fui son aire. Lorsque ses bandes d'égorgeurs furent prises avec des manuels de guérilla chinois et des mitrailleuses soviétiques, lorsqu'on vit les victimes des atrocités se multiplier sur les places publiques, des enfants kidnappés, des jeunes gens recrutés par les Vietcongs sous la menace de massacrer toute leur famille, lorsqu'on vit des chefs de village enterrés vivants dans le Sud, des prêtres tués, fusillés, égorgés, est-ce que cette orgie d'atrocités communistes scandalisa Jean-Paul Sartre, François Mauriac, Maurice Duverger, Walter Lippman, Bobbie Kennedey, le Général De Gaulle ? Pas le moins du monde. Aucun murmure n'effleura leurs lèvres pour dénoncer le fait.

 

            Mais lorsque après sept années de cette agression et terreur communistes, unilatérales et sauvages, le gouvernement de Saïgon demanda aide aux Etats-Unis, et lorsque après deux années de plus d'atrocités vietcongs dans le Sud, et après qu'Hanoï eut dédaigneusement rejeté une demi-douzaine d'offres de paix, les Américains décidèrent de riposter sur le territoire ennemi, alors, grand Dieu ! quel super-scandale ! Jean-Paul Sartre et Bertrand Russel organisent un procès pour crime de guerre. François Mauriac excommunie. Maurice Duverger fulmine. Et du haut de son Olympe, le Général De Gaulle lance ses foudres.

 

            Résumons-nous. Venant du côté communiste, aucune atteinte à la liberté, quelque criminelle qu'elle soit, n'est considérée par nos progressistes comme un scandale. Mais venant du côté de la liberté, de la démocratie, toute résistance au communisme est considérée comme un scandale.

 

            Ainsi, notre test du scandale nous révèle clairement que la valeur morale de notre monde progressiste est celle de son suicide !

 

            Pacifisme à sens unique

 

            Le principal ressort utilisé par nos recteurs de l'opinion publique pour cultiver leur scandale, c'est le pacifisme. Ressort formidable en vérité, car où est l'homme, où est la femme qui ne déteste pas la guerre ?

 

            Mais l'hypocrisie de nos pseudo-pacifistes est prouvée par le fait que leur émotion est toujours à sens unique. Ils ne dressent que l'image de l'aviateur américain qui est en train de lâcher une bombe : lui, est le coupable, lui est l'assassin, — sans dire qu'il fut contraint d'agir ainsi, parce que les communistes avaient préalablement assailli et terrorisé un territoire du monde libre.

 

            Certes, il y a des scènes atroces qui se déroulent sous un bombardement américain au Nord Vietnam. Mais il y eut dix fois plus de scènes atroces sous les bombardements américains dans le Nord de la France, pendant la guerre contre Hitler. Est-ce qu'alors nos pacifistes d'aujourd'hui crièrent que c'était une honte éternelle pour les Américains de bombarder le Nord de la France ? Bien sûr que non ! Quelle est la différence entre ces deux situations : la France d'hier et le Vietnam d'aujourd'hui ? Elle est évidente : la guerre d'hier était menée contre le fascisme brun, tandis que la guerre d'aujourd'hui au Vietnam est menée contre le fascisme rouge.

 

            Communistes menteurs

 

            Vous voyez ici le double standard de nos pseudo-pacifistes, lorsque ils prétendent qu'ils ne peuvent admettre le sang versé, où que ce soit : ils mentent ! Ils admettent parfaitement que du sang soit versé, mais seulement quand cela sert des fins qui leur conviennent. __Nos pacifistes ne prononcent le refus inconditionnel du sang versé, que lorsque ce sang risque d'amener des fins qu'ils détestent, telles qu'une défaite du communisme. Pire : nos pacifistes restent parfaitement indifférents au sang versé, dès l'instant que ce sang est versé par le communisme.

 

            Pas un de leurs comités ne bougea, ni un pied, ni une corde vocale en direction d'une ambassade communiste, lorsque en mars '59, le Tibet souffrit, de la part des communistes chinois, un des plus affreux génocides de l'histoire : 70,000 pauvres Tibétains furent massacrés.

 

            Je trouve indécent qu'on s'indigne aujourd'hui pour les dépôts de munitions que les Américains sont obligés de faire sauter au Nord Vietnam, alors qu'on s'est tu pendant des années sur les dizaines et dizaines de milliers de gorges que les communistes coupaient au Sud Vietnam.

 

            Quatre milliards par an

 

            Faire croire que l'action américaine est une honteuse contre-révolution dirigée contre un soulèvement qui serait national, car on prétend que le F.L.N. (Frontal National de Libération) est une révolte nationale, c'est le sophisme primordial de tous les Viet-niks, peace-niks des deux côtés de l'Océan, incluant Bobbie Kennedy, le Sénateur Fulbraith, et aussi le Général De Gaulle, car il y a des Viet-niks de tous les âges et de tous les rangs.

 

            Or, en réalité, le Vietcong et le Front National de Libération ne constituent pas du tout une révolte nationale. Ces révoltés ne font que jouer, sur des airs et dans des costumes nationaux, une pièce, lin drame, une tragédie écrite à Moscou et à Pékin.

 

            L'interventionnisme incarné, l'interventionnisme systématique et universel de notre temps, c'est le communisme. Aucun mouvement contre l'étoile communiste ne peut prétendre être ni national, ni authentique. Tous les mouvements contrôlés par le communisme sont préfabriqués, et carapaçonnés par un appareil international que le communisme a bâti depuis un demi-siècle pour miner toutes les nations du monde libre.

 

            Jamais dans l'histoire on n'a vu quoi que ce soit d'équivalent à cet appareil. Il est servi par 500,000 agents, instruits dans un tentaculaire réseau d'écoles spéciales, disposant d'un budget fourni par Moscou et Pékin de quatre milliards de dollars par an. Cet appareil international communiste recourt au mensonge, à la calomnie, à la conspiration, à la corruption, au chantage, aux enlèvements d'enfants, au trafic de la drogue, au sabotage, à la terreur.

 

 

            Il est évident que ce terrible appareil, qui vise à la domination mondiale par la ruse et la violence d'une guerre sans merci, ne peut pas être arrêté par le charme juvénile de Bobbie Kennedy, l'éloquence finissante du Général de Gaulle. Il ne peut être arrêté que par les avions du Général Westmoreland.

 

            La guerre cesserait

 

            Et quand nos pseudo-pacifistes prétendant, nous demandent, qu'il faut négocier avec le Vietcong, je leur réponds : « Négocier quoi ? » Aucun de ces pseudo-pacifistes ne répond à cette question. Oui ! Qu'avons-nous à négocier avec Hanoï ? Ho-Chi-Minh peut arrêter les bombardements américains de son territoire à n'importe quel moment de son choix : il n'a, pour ce faire, qu'à rappeler ses égorgeurs qui ravagent le Sud, à les rappeler dans le Nord Vietnam. Et immédiatement, les bombardements et la guerre toute entière cesseront.

 

            Le Président des Etats-Unis a maintes fois répété que son objectif n'est pas de détruire le régime de Ho-Chi-Minh, mais seulement de stopper ses agressions dans le Sud.

 

            Mais si nos défaitistes se gardent bien de spécifier ce qu'il faut mettre sur la table des négociations, c'est que, dans leur for intérieur, ils acceptent que cette table de négociations soit en fait une table de capitulation. Car la piet négociation serait en effet truquée d'avant puisqu'elle aurait pour effet déclaré de renc Saïgon neutre, mais pas Hanoï ; et pour fin ir vouée, de livrer Saïgon à Hanoï.

Conférence qui avec les communistes éq vaut à aller chercher sa nourriture dans la bc che d'un tigre.

 

            Neutralité – capitulation

 

            D'ailleurs, que font les communistes lorsqu'ils désirent s'emparer d'une région jusqu'ici libre C'est très simple : ils installent dans cette régi une guérilla préfabriquée, et dès que les bombes commencent à exploser, un pasteur britannique un général français, ou une pet-duff de l'université de Harward, réclament une conférence po résoudre la crise par la neutralisation de la région anticommuniste.

 

            Mais remarquez qu'on entend toujours réclamer que soient rendus neutres les pays anticommunistes, jamais les pays pro-communistes. S gon doit devenir neutre, mas pas Hanoï. Le La n'est pas le Tibet. Le Congo n'est pas la Hongrie ou Cuba. Attention ! Si nous établissons comme règle qu'il suffit que les communistes fassent parler le couteau, ou la poudre, dans un point du globe, pour que l'Occident doive aussitôt négocier la neutralité, c'est-à-dire la capitulation, alors il faudra demain négocier la neutralité de la Thaïlande, déjà meurtrie sur ses frontières par une guérilla chinoise ; puis après-demain, il faudra négocier la neutralité des Philippines ; puis, après-demain, la neutralité de Naples ; enfin, viendra le moment de négocier la neutralité de Montréal.

 

            Volonté de vaincre

 

            Le première réforme requise pour gagner la guerre au Vietnam, c'est donc que les leaders américains se débarrassent du 'complexe de culpabilité avec lequel ils conduisent les opérations. Aucune action ne peut être victorieuse si ceux qui la mènent ne sont pas animés par une volonté inébranlable de vaincre.

 

            Il sera vaincu le chef qui louche constamment par-dessus son épaule, pour chercher un compromis avec l'ennemi. Rien ne peut être plus absurde que de proclamer, comme le fait Washington tous les mois, que le but de la guerre est de causer avec Hanoï. S'agissant d'Hitler, nos rhéteurs libéraux comprenaient parfaitement qu'on ne peut pas arrêter un agresseur invétéré par des conférences, et s'ils vainquirent Hitler, c'est parce que leur but n'était pas de causer avec lui. Leur but était de vaincre Hitler.

 

            La mauvaise conscience du Président Johnson est due à une formidable pression de tous ces libéraux pseudo-pacifistes défaitistes, américains, canadiens, européens, qui réclament à cor et à cri une politique d'abandon systématique, de capitulation toujours et partout devant le communisme. Si un jour le Président Johnson se réveillait en humeur de dire à Walter Lippman, Bobbie Kennedy, François Mauriac, Jean-Paul Sartre et le Général De Gaulle d'aller au diable, et s'il déclarait solennellement qu'il poursuivra son effort au Vietnam jusqu'à ce que l'agression communiste en soit extirpée, eh bien ! ce jour-là, les communistes lâcheraient prise, parce qu'ils réaliseraient qu'ils n'ont plus aucun espoir d'inciter Washington à la retraite grâce à la pression d'une opinion internationale manipulée et intoxiquée par eux.

 

            Il ne faut pas oublier que le principal ressort de l'esprit agressif de Moscou et de Pékin a toujours été leur confiance non dans la supériorité de leurs armes, mais dans l'infériorité de la volonté du monde libre.

 

                                                                                                          par Suzanne Labin

                                                                                              présidente de la Conférence

                                                                                  internationale sur la guerre politique