La fluoration obligatoire prônée par les dentistes

 

Poison violent — Absurdité d'une médication administrée par l'aqueduc — Médecine collective

 

Violation de la liberté de l'individu en matière de traitement médical

 

 

            Un esprit de dictateurs

 

            Les journaux du 21 mars dernier communiquaient la nouvelle suivante, en provenance d'Ottawa :

 

Dans un mémoire à la Commission Royale d'enquête sur les services de santé, l'Association Dentaire Canadienne recommande au gouvernement fédéral de subventionner un programme provincial destiné à rendre obligatoire ta fluoration de l'eau potable à travers tout le Canada.

 

            A signaler : "rendre obligatoire".... " à travers tout le Canada". Quoi, obligatoire? — De boire de l'eau fluorée, que vous en vouliez ou non.

 

            En quoi consiste la fluoration de l'eau ? —Cela consiste à jeter des sacs de fluorure de sodium dans l'eau de l'aqueduc municipal.

 

            Poison

 

            Le fluorure de sodium est un poison, un poison violent. Personne ne peut le nier. Le mot "poison" est écrit sur chaque sac. Même des compagnies prennent soin d'imprimer sur chaque sac de fluorure les recommandations suivantes :

 

Poison — Attention! — Pourrait être fatal à qui en avale ou en respire. Éviter, de respirer- sa poussière. Tenir loin de tout aliment et hors d'atteinte par les enfants ou par les animaux domestiques. Se laver à fond après ravoir manipulé. Ne pas laisser le fluorure s'introduire dans la nourriture ou dans la boisson, ni dans les coupures ou blessures. Pour éviter d'en aspirer la poussière, se couvrir le nez et la bouche avec un linge mouillé pendant qu'on le déverse.

 

            C'est ce produit-là que l'Association Dentaire Canadienne veut voir jeter dans tous les aqueducs municipaux du Canada.

 

            Les dentistes veulent-ils empoisonner la population? — Non, évidemment. Ils demandent d'y aller avec mesure déterminée. Ils soutiennent qu'une partie de fluorure de sodium dans un million de parties d'eau ne ferait de mal à personne, mais aiderait les enfants à faire une meilleure dentition. Cela diminuerait la carie dentaire dans la proportion de 60 pour cent, disent-ils.

 

            Est-ce vrai que ce poison violent, ainsi ajouté en petite proportion à l'eau, serait efficace contre la carie dentaire pour les enfants de moins de douze ans? Peut-être, bien qu'il y ait désaccord sur la question parmi les hommes de l'art (dont nous ne sommes pas).

 

            Mais si le fluorure est un préservatif contre La carie dentaire, pourquoi ne pas recommander Waller s'en approvisionner chez le pharmacien, comme pour tous les autres médicaments ? Pourquoi faut-il que ce médicament passe par l'aqueduc ? Sont-ce les tuyaux qui lui communiquent son efficacité ?

 

            Sous prétexte de traiter les enfants en-dessous de douze ans, les- promoteurs de la fluoration- veulent voir tout le monde boire de l'eau fluorée, sans se soucier des effets que le fluor peut avoir sur l'organisme en outre de ses effets supposés bons sur les dents en formation.

 

            Les dentistes nous disent bien que le fluor, dans cette petite proportion, est inoffensif. Comment le savent-ils ? Nous avons besoin d'une grosse dose de foi pour croire que ce pourcentage de fluor dans l'eau a de l'effet sur les dents des enfants, mais n'en a aucun sur le reste du corps. Il est donc bien intelligent, ce fluor, pour n'aller que vers les dents en formation et respecter tout le reste de l'organisme, quel que soit l'âge de l'individu, quel que soit son état de sauté, quelles que puissent être ses allergies !

 

            Opinions médicales

 

            Est-ce que tous les médecins sont de cet avis ?

 — Non. On pourra nous dire que des associations médicales appuient le point de vue de l'Association Dentaire. Peut-être; mais y a-t-il un médecin sur 100, ou même un sur 500, qui ait fait des recherches personnelles pour vérifier la provenance, les expériences à la base de l'assertion acceptée par le groupe ?

 

            Il y a, en tout cas, des voix médicales bien autorisées pour dénoncer la fluoration de l'eau potable, comme nuisible à l'organisme humain.

Voici, par exemple, ce qu'en dit le Dr Léo Spira, de réputation internationale (Vienne, Londres, New-York) :

 

Le fluor est une substance toxique à un haut degré. Il contribue à soustraire du corps qui en absorbe le calcium que ce corps contient. Le calcium est un élément indispensable pour soutenir la vitalité de la plupart des fonctions organiques. -Puis, le calcium -ainsi enlevé par le fluor est remplacé par du sodium. Or, le sodium est malfaisant surtout pour les cardiaques et les diabétiques.        

 

Le fluorure de sodium est donc doublement nuisible : il appauvrit le corps en calcium nécessaire et il laisse dans l'organisme du sodium indésirable.

Le docteur Spira ajoute :

 

Je puis déclarer que le fluorure de sodium est l'un des poisons les plus violents que l'on connaisse. Il peut se classer dans le même groupe que l'arsenic, avec lequel il a plusieurs caractères en commun. Les deux s'accumulent dans l'organisme et peuvent devenir très nocifs.

Comme membre de la profession médicale, je n'ai aucune hésitation à affirmer que le principe d'ajouter du fluorure de sodium à l'approvisionnement public d'eau va à l'encontre de toute doctrine clinique, physiologique et pharmacologique, et devrait être catégoriquement rejeté par tous les moyens à la disposition de l'homme civilisé.

 

            Bien d'autres docteurs éminents pensent de même. Ainsi le docteur IL A. Salvesen, spécialiste en médecine interne, qui a été président de la Société Médicale de Norvège, est fortement opposé à la fluoration. Il dit :

 

Quand le fluorure pénètre dans la molécule cortisone, il y crée une augmentation d'activité alarmante, causant de grands dérangements dans les cellules endocrines.

           

            Dans un livre sur la fluoration, le docteur Clyner écrit :

 

Le fluor produit au moins trois effets nuisibles :     

1.         Il durcit graduellement les muscles;

2.         Il désorganise le système nerveux;

3.         Il amollit le cerveau.

 

            Le docteur E. H. Bronner, de Los Angeles (Californie) :

 

La fluoration de l'eau potable est  une sottise criminelle...... II est incroyable que des hommes portant un titre de docteur puissent persuader une nation civilisée de jeter volontairement un poison mortel dans son système d'approvisionnement d'eau potable.

Aucun moyen pour le consommateur de déceler l'empoisonnement de son eau avant d'en être victime, le fluorure - ne changeant ni la couleur ni le goût de l'eau dans laquelle il est dissous. Aucun antidote connu, non plus, aucun remède à l'empoisonnement par le fluor.

 

Si l'on veut préserver la dentition de nos enfants, que l'on recoure donc à la méthode de la nature, à la méthode de Dieu, la seule qui, par une bonne diète quotidienne, introduise bénéfiquement dans le corps le phosphate de calcium-fluor dont il a besoin. C'est là le rôle des parents et des dentistes renseignés, honnêtes et de bonne foi. Ce n'est aucunement le rôle d'un département de l'Aqueduc, ni de vendeurs de poison.

 

            Le docteur George Walbott, connu pour ses recherches médicales, exprime ainsi son opposition à la fluoration :

 

Comme médecin, je suis opposé à la fluoration, parce que les risques qu'elle entraîne M'effraient. Comme savant, je ne puis pas être favorablement impressionné par les contradictions entre les preuves présentées. Comme citoyen, je suis choqué par les méthodes employées pour la promouvoir.

 

            On pourrait énumérer bien d'autres noms de médecins opposés à la fluoration. Outre les précédents, notre journal en a déjà cité : Dr Frederick Exner, Dr Charles Brusch, Dr George Anderson, etc.

 

            Vers Demain pourra revenir sur ces oppositions de la part de médecins.

 

            En Suède, et dans d'autres pays, la fluoration de l'eau potable publique a été déclarée illégale.

 

            En Suisse, on veut bien admettre les bons effets du fluor sur la dentition des enfants, mais on veut qu'il soit administré par des produits pharmaceutiques : comprimés, concentrés, à utiliser selon des modes d'emploi recommandés, comme pour tous les médicaments, — et non pas par les aqueducs publics.

 

            Dosage au hasard

 

            Nous, profanes, ne pouvons que citer des autorités, constatant qu'il n'y 'a point accord, quant aux effets du fluor sur l'organisme, entre les pro-fluorateurs et les opposants. Nous n'avons point les lumières voulues pour trancher la question.           

 

            Mais; sans être ni médecin, ni dentiste, n'importe qui peut tout de même poser la question :

 

Comment un ingrédient médical administré par l'aqueduc peut-il l'être à la dose voulue pour produire seulement de bons effets ?

 

            Un enfant peut boire un verre d'eau par jour; un autre, dix verres. Si l'un absorbe la bonne proportion de fluorure, l'autre ne le fera certainement pas.

 

            De plus, il y a des aliments qui contiennent du fluor dans une certaine proportion. Les personnes-qui font entrer ces aliments dans leur diète quotidienne, et qui doivent en absorber en plus dans l'eau fluorée qu'un service d'aqueduc leur impose, ne finiront-elles pas par- en absorber trop, au détriment du bon fonctionnement de leur organisme ?       -

 

            Puis, dans nos grandes villes, la canalisation qui porte l'eau aux consommateurs forme un système de plusieurs centaines de milles de longueur. Qui peut certifier -que l'eau •soutirée d'un robinet dans un endroit de la ville aura la même proportion de fluorure que dans un autre ? L'officier en charge de l'aqueduc de New-York cite justement cet argument, parmi d'autres, pour s'opposer, à la fluoration de l'eau publique- de New-York. D'ailleurs, des analyses faites d'eau prise dans divers points d'une même ville ont montré des écarts en pourcentage de fluor au gallon d'eau : jusqu'à quatre fois plus de fluor dans un endroit que dans un autre - dix même aqueduc municipal.

 

            Au seul point de vue dosage du médicament il, n'y a donc absolument rien de scientifique l'administrer par l'aqueduc municipal. Bien a contraire. Jamais une autre médication n'a été laissée à un dosage aussi hasardé. Comment de dentistes peuvent-ils sérieusement préconise cette méthode ? Et aller même jusqu'à recommander de la rendre obligatoire dans tout Canada ?

 

            Ne parlons point du côté économique. Le pro-fluorateurs aiment à dire que la fluoration ne coûte financièrement qu'une chanson. N'empêche qu'on peut se demander pourquoi faire la dépense de fluorer toute l'eau d'un aqueduc quand moins de un pour cent sera bue par h sujets auxquels la fluoration est destinée. L plus grande partie de l'eau sert à des usages industriels, ou au lavage, ou à l'arrosage, etc.

 

            Il a été calculé que, dans des villes industrialisées, sur 5,000 gallons d'eau, c'est approximativement un gallon qui est bu par les enfants en âge de dentition. C'est dire que, au point de vue financier, pour chaque dollar qui atteint le but discutable recommandé par les dentistes, faut gaspiller 4,999 autres dollars.

 

            Négation de la liberté de l'individu

 

            Mais nous insistons surtout sur le point de la liberté de l'individu, et il n'y a pas besoin de diplôme dentaire ni médical pour exiger qu'on la respecte.

 

            Personne, pas même un médecin, n'a le droit de forcer un individu adulte et normal à u traitement médical donné, pas plus à titre preventif qu'à titre curatif, tant au moins qu'il r s'agit pas d'un cas contagieux. A plus fort raison, ni un Conseil municipal, ni un gouvenement provincial ou fédéral n'a ce droit.

 

            Chaque citoyen doit rester libre de chois lui-même son régime alimentaire et ses traitements préventifs.

 

            Depuis quand donc, la médecine se pratique t-elle collectivement ? Les corps humains r réagissent pas tous de la même manière. U traitement bon pour l'un peut être inefficace o même nuisible pour un autre. Un individu pet avoir besoin de plus de calcium, un autre d plus de phosphore, etc.

 

            Même si le fluor en très petite quantité peut être bon pour un individu, dans un point donné de son corps, à un âge donné, la même petite quantité de fluor peut être nuisible à un autre individu. Le médecin est juge dans chacun de cas individuels qui lui sont soumis. Un trait ment, un remède, une opération ne sont jamais collectivement efficaces. Es doivent être adaptés à chacun, individuellement.

 

            La fluoration de l'eau est une mesure de médecine collective. Un comité du Congrès des États-Unis, le Comité Delaney, a affirmé que la fluoration de l'eau dans les aqueducs constitue une médication collective sans précéder dans l'histoire de la médecine.

 

            Propagande endiablée

 

            On peut se demander qu'est-ce qui pousse l'Association Dentaire Canadienne à tant insister pour une médication administrée par l'aqueduc. Au Canada comme aux États-Unis, les promoteurs de la fluoration ont mené une publicité formidable pour essayer de faire accepter la fluoration. Ils ont à leur disposition de colonnes, des pleines pages dans les journaux les tribunes de la radio et de la télévision. Qui paie tout cela ? (Le fluorure de sodium est tu sous-produit de la fabrication de l'aluminium Avant la fluoration, ce produit se vendait mois de 2 sous la livre; avec la fluoration, le prix monté à 22 sous. Le trust de l'aluminium bénéficie peut-être plus de la fluoration que la dentition des enfants).

 

            Les adversaires de la fluoration n'ont, et» que des moyens maigres pour mettre la population en garde contre cet empiètement sur la liberté de choix des individus en matière de médication. Malgré cela, en bien des villes où les autorités municipales ont soumis la question à un référendum de leurs ressortissants, la fluoration a été repoussée.

 

            Devant cette attitude de la part de la population pour peu qu'elle soit renseignée, les dentistes voudraient voir la fluoration imposée obligatoirement par les provinces, avec une poussée du fédéral.

 

            Une fois engagé dans cette voie, qu'est-ce qui empêcherait un gouvernement d'imposer d'autres médications collectives ? Il y a, en effet, d'autres maladies que la carie dentaire. Pourquoi, par exemple, ne pas jeter des sels d'Epsom dans l'aqueduc, une couple de fois par semaine, sous prétexte que bien des gens souffrent de constipation et que ça ne fera pas de mal aux autres ? (C'est le raisonnement des dentistes pour soigner la dentition des enfants).

Chloration et fluoration

 

Les promoteurs de la fluoration veulent s'appuyer sur ce qui se fait déjà en mettant du chlorure dans l'eau. La chloration est utilisée efficacement, en effet, depuis déjà des années, pour tuer les microbes qui causeraient des maladies épidémiques, comme la fièvre typhoïde par exemple.

 

            Mais il n'y a aucune comparaison entre la chloration et la fluoration. Les germes de typhoïde ou autres germes délétères dans l'eau sont des impuretés; les responsables de l'approvisionnement d'eau doivent voir à les éliminer, pour fournir à la population de l'eau aussi pure que possible. Mais il n'y a pas de germes de carie dentaire dans l'eau. La carie dentaire n'est pas une épidémie engendrée par de l'eau non fluorée.

 

            Le chlore dans l'eau, c'est pour traiter l'eau, pour la purifier. C'est certainement là une fonction relevant de la municipalité, des préposés à l'aqueduc.

Mais le fluorure dans l'eau, c'est pour traiter la dentition des enfants. C'est là une fonction médicale, ou dentaire si l'on veut. Nullement une fonction d'employés municipaux.

 

            Le Collège des Dentistes est assez strict pour préserver jalousement l'exercice de l'art dentaire; il poursuit les mécaniciens-dentistes qui se permettent de faire, des dentiers pour des clients sans que ça passe par les dentistes. Comment se fait-il que les dentistes demandent à des fonctionnaires 'des aqueducs de s'occuper de la dentition des enfants ?

 

            Affaire de décision individuelle

 

            La fluoration de l'eau n'est pas une chose à décider par la municipalité, ni par aucune collectivité, pas même après un vote qui serait majoritairement favorable.

 

            Quand bien même la grosse majorité d'une population demanderait la fluoration de son eau publique, la municipalité n'aurait pas pour cela le droit de le faire. Comme tout traitement médical, comme toute médication, c'est une chose à décider par chaque individu pour lui-même.

 

            L'individu qui veut du fluorure dans son eau doit être libre d'en mettre. Nous respectons absolument son droit de mettre autant de fluorure qu'il voudra dans son verre, ou dans sa carafe. Mais nous lui refusons avec force le droit d'en mettre dans le verre d'un voisin qui n'en veut pas.

 

            Les fluorateurs ne respectent pas ce droit de l'individu à boire de l'eau non fluorée ou de l'eau fluorée, selon son propre choix. Ils violent le droit de l'individu quand ils font fluorer l'eau publique. Une fois le fluorure 'dans l'eau de l'aqueduc, personne n'a plus le choix. Personne, sauf peut-être les riches capables de se procurer de l'eau distillée pour eux-mêmes quand ils ne veulent pas de l'eau publique fluorée.

 

            Dans ce domaine comme ailleurs, il faut mettre un frein, à cette manie qu'ont certains esprits de vouloir dicter aux autres quoi faire et quoi ne pas faire, quoi prendre et quoi ne pas prendre, où aller et où ne pas aller.

 

            La fluoration obligatoire de l'eau potable publique s'apparente au socialisme d'État. Nous n'en voulons pas.

LOUIS EVEN