|
Pour
l'application du Crédit Social
Madame Diane Boucher détient une maîtrise en économique et une maîtrise en informatique. L'Institut Louis Even pour la Justice Sociale a été invité par l'Action Catholique de l'Archidiocèse de Cracovie, en Pologne, à un colloque de 3 jours, dont le sujet principal portait sur le Crédit Social. Ce colloque a été tenu les 5, 6 et 7 décembre 2003 à Zakopane. Madame Boucher était toute désignée pour représenter l'Institut Louis Even à ces jours d'étude qui regroupaient des intellectuels de différentes professions, intéressés au Crédit Social: économistes, informaticiens, professeurs, ingénieurs, docteurs et même un député. Nous publions ci-après la première partie de la conférence de madame Boucher donnée à Zakopane. Les autres parties seront publiées dans les prochains numéros de Vers Demain. Th.T
par
Diane Boucher, M. Sc., M. A. RÉSUMÉ C.H.
Douglas affirme qu’un défaut dans le système des prix cause un rétrécissement
accéléré du pouvoir d’achat et qu’il est impossible de corriger
ce défaut dans un système financier où la monnaie est un bien fabriqué
et commercé en vue du profit. Selon
lui, la correction exige un système financier où le pouvoir d’achat
de la monnaie est ajustable par la manipulation directe du niveau des
prix et la distribution générale d’un dividende sur la capacité de
production nationale. Or,
ce diagnostic et cette solution ont été ignorés ou rejetés par les
économistes de toutes tendances. Par l’apport de méthodes de modélisation
et de simulation appropriées, la science économique peut contribuer à mettre en lumière les particularités de la théorie
du crédit social en vue de faciliter sa compréhension et son
acceptation et ainsi rendre possible son application. INTRODUCTION Les
économistes ont longtemps regardé la théorie de la valeur comme la
question centrale de leur discipline.
Qu’est-ce qui détermine les prix auxquels les biens et les
services sont échangés les uns pour les autres?
Et la monnaie est un embarras pour la théorie de la valeur, un
embarras d’autant plus sérieux que c’est la monnaie fiduciaire qui
est considérée, cette monnaie qui n’a aucun actif en contrepartie et
dont toute la valeur vient du «fiat» qui en fait de la monnaie. Alors,
qu’est-ce qui explique ce paradoxe de la consommation et de la
production qui fait qu’au plan physique la consommation est inférieure
à la production, sinon aucune croissance ne serait observée, alors
qu’au plan monétaire la consommation est supérieure à la
production, puisqu’on observe l’inflation des prix?
Et comment échapper à ce paradoxe? Comme
beaucoup d’autres systèmes de la nature, l’économie est un système
ouvert où coule un flux d’énergie constitué par les biens et les
services, auquel est couplé un flux monétaire qui coule en sens
inverse 1.
Le flux d’énergie et le flux de monnaie s’équilibrent et se
régulent par l’intermédiaire d’un système de prix et de valeurs. Ou du moins ils sont supposés le faire. Et il est difficile
d’expliquer pourquoi ils n’y réussissent qu’imparfaitement.
Car les systèmes sociaux, et notamment le système économique,
sont très complexes, beaucoup plus complexes que les systèmes
physiques, parce qu’ils sont dynamiques et non linéaires et que ce
sont des systèmes à rétroaction 2 . Pour
mieux représenter et comprendre ces systèmes, une méthode de modélisation
et de simulation des systèmes a été mise au point à la Sloan School
of Management du Massachusetts Institute of Technology à la fin des années
50 par Jay Wright Forrester, un ingénieur américain dont la
contribution à la recherche sur les servomécanismes et à la
conception des ordinateurs digitaux a été considérable 3.
Cette méthode permet la représentation adéquate du modèle
mental de tout phénomène dynamique 4.
Avec une telle méthode, il devient possible de représenter précisément
et correctement le modèle mental de cette théorie économique connue
sous le nom de «crédit social», qui a été élaborée en 1917 par
Clifford Hugh Douglas, un ingénieur écossais. Une théorie qui a fait
couler beaucoup d’encre et a
suscité bien des discussions dans les hauts-lieux de l’enseignement
de l’économique en Grande-Bretagne et dans les pays du Commonwealth,
mais qui pourtant demeure ignorée par les historiens de l’économique.
En effet, on ne trouve pas de mention de C.H. Douglas et de sa théorie
dans les livres d’enseignement de l’histoire de la théorie économique,
bien qu’y apparaissent des théories qui ont eu beaucoup moins de
retentissement que celle du
crédit social. Le
paradigme «Le
destin de toute vérité est d’être ridiculisée Il
importe, au premier chef, de présenter les nombreux éléments qui sont
autant de prémisses dans les raisonnements qui sous-tendent le
diagnostic et la solution de la théorie économique du crédit social. Selon
C.H. Douglas lui-même, l’ensemble de ses vues économiques repose sur
certaines propositions fondamentales dont les trois plus importantes
sont les suivantes 5:
Le
crédit réel est l’estimé exact de la capacité Le
concept de crédit réel, chez Douglas, est défini comme un estimé
de la capacité des structures productives d’une communauté de répondre
à la demande des consommateurs —ce que Douglas appelle la capacité
de livrer les biens et services aux consommateurs— où la justesse de
l’estimé relève d’une croyance appuyée sur la connaissance, d’où
l’emploi du terme crédit 6. Le
crédit réel comporte deux aspects.
Le premier aspect est la capacité de produire des biens et
services de consommation et le second aspect est la demande effective
pour des biens et services de consommation. La
capacité de produire La
capacité de produire des biens et services de consommation dépend de
ce que Douglas appelle le capital réel, c’est-à-dire non
seulement les moyens physiques que sont les équipements industriels,
commerciaux et administratifs, les équipements de transport, les
sources d’énergie et les outils au sens large, mais aussi les moyens
cognitifs tels les technologies, les procédés et le savoir en général,
de même que l’organisation au sens d’organisation industrielle et
d’organisation sociale 7. À
cette définition du capital réel, Douglas ajoute — et c’est là un
élément fondamental de sa vision économique — que la capacité de
produire des biens et services de consommation comprend aussi les biens
intermédiaires, qu’il appelle aussi les semi-manufacturés, qui
sont consommés dans le processus de production, mais qui ne se
retrouvent pas nécessairement dans le produit final présenté au
consommateur: énergie
appliquée, matériaux incluant les chutes et rejets, biens semi-finis
incluant les rejets, biens finis rejetés ou détruits, etc. 8. Cette
définition élargie de la capacité de produire comprend donc les
stocks de couverture aux diverses étapes de production et distribution
et les biens finis en transit dans le système de distribution, les uns
et les autres étant nécessaires pour répondre au délai de
production et distribution. Au niveau de la production, ce sont particulièrement les
biens intermédiaires en stock, qui doivent avoir été produits en
avance, étant donné que le pain qu’on est en train de cuire ne
peut être fait de la farine du grain qu’on est en train de moudre 9. La
demande effective La
demande effective des consommateurs est une production désirée par les
consommateurs, c’est-à-dire une production composée de biens et
services de consommation répondant en quantité et en qualité à
leurs besoins: nourriture, vêtement, logement et autres besoins moins élémentaires.
Pour être une demande effective, la demande pour des biens et
services de consommation doit être soutenue par une monnaie suffisante 10. Selon
cette définition, il faut comprendre que la production par une
population d’une quantité de biens d’équipement et de biens intermédiaires
en excédent de ce qui est nécessaire à la production des biens et
services de consommation requis pour cette population n’est pas une
production désirée par les consommateurs et donc n’est pas une
demande effective des consommateurs, mais est une demande effective des
producteurs 11.
De même, la production d’une quantité de biens pour
exportation en excédent de la quantité de biens importés n’est pas
non plus une production désirée par les consommateurs et donc n’est
pas une demande effective des consommateurs, mais est une demande
effective des producteurs. La
demande effective est le plus essentiel des deux aspects du crédit réel.
La présence d’une demande effective est pré-existante à
toute capacité de produire alors que, même en présence d’une
capacité de produire, l’absence de demande effective entraîne la
non-utilisation de cette capacité de produire et donc la négation de
son existence 12. Le
crédit réel est un crédit social Le
crédit réel est de propriété commune 13,
mais d’administration privée 14. Le
crédit réel d’une communauté productive moderne, sa capacité de
produire de la richesse au sens réel du terme, repose non seulement sur
des facteurs matériels, mais aussi sur des facteurs intangibles, maintenant
prépondérants, qui sont l’héritage culturel et l’incrément
d’association 15.
Les procédés et les outils, de même que l’organisation et le
savoir qui les ont rendus possibles, forment un héritage culturel qui
appartient à la communauté en son entier et non pas seulement aux
travailleurs 16.
L’association de personnes dans la production donne lieu à un
incrément qui n’est pas gagné, lequel incrément non gagné est énormément
plus important que l’incrément gagné par le travail individuel 17.
La
propriété du crédit réel est commune ou sociale, parce que l’héritage
culturel et l’incrément d’association sont de propriété commune
ou sociale 18. Le
crédit financier doit être le reflet du crédit réel Pour
C.H. Douglas, le crédit financier est le moyen de mettre en oeuvre le
crédit réel 19.
Le crédit financier est donc purement un correspondant chiffré
ou monétisé du crédit réel et, par similitude avec le crédit réel,
il est défini comme un estimé exact de la capacité de livrer la
monnaie 20.
Le véritable rôle du système financier est alors d’émettre
du crédit financier jusqu’à représenter fidèlement le crédit réel21
. La limite d’émission
du crédit financier est donc dépendante de l’un ou l’autre des
deux aspects du crédit réel. Cette
limite du crédit financier est atteinte lorsque la demande effective
est comblée ou que la capacité de produire est épuisée selon la
première occurrence 22.
Cette conception du crédit financier comme reflet du crédit réel
s’appuie sur une définition de la monnaie tout à fait moderne et
systémique. La
monnaie est une information L’orthodoxie
économique définit la monnaie comme un moyen d’échange, comme une
unité de compte et comme une réserve de valeur, mais Douglas s’éloigne
résolument de ces définitions. À
son avis, la monnaie a cessé depuis plus de 200 ans d’être un moyen
d’échange, car la contribution individuelle à la production est de
plus en plus faible, étant donnés la mécanisation, l’automation
et autres facteurs de productivité caractéristiques de la production
moderne. Sous son oeil
d’ingénieur, la monnaie est simplement un billet qui permet à
son détenteur d’obtenir des biens et services sur demande 23
. La monnaie n’est pas non plus pour lui une unité de compte
ni une réserve de valeur 24.
Le besoin n’est aucunement d’avoir une unité absolue de
mesure, mais plutôt d’avoir une mesure relative telle le ratio,
c’est-à-dire le rapport de deux quantités exprimées dans la même
unité 25. Fondamentalement,
la monnaie est pour Douglas une information et cette information
permet de diriger la production et la distribution des biens et services
26. La
polarité des flux monétaires Suivant
sa conception particulière de la monnaie, Douglas attribue aussi une
polarité aux divers flux de monnaie.
Certains flux monétaires sont positifs et d’autres sont négatifs
27. La
monnaie est donc positive depuis son émission par le système
bancaire jusqu’à sa réception par le consommateur et elle est négative
lorsqu’elle quitte le consommateur par le mécanisme du prix des biens
et services de consommation et retourne vers le système bancaire pour
son extinction. Il en est
de même pour la monnaie qui circule entre producteurs seulement: elle
est positive lors de l’émission à un producteur et négative
lorsque le producteur paie à un autre producteur le prix des biens ou
services qu’il achète. Cette
prise en compte de la polarité de la monnaie est un facteur important,
car elle prévient la simple addition des unités de monnaie sans égard
à leur direction de circulation, sans égard au fait que ces unités de
monnaie créent des coûts ou, au contraire, liquident des coûts. Le
crédit d’emprunt et le crédit d’achat Quant
au crédit financier, Douglas en distingue deux formes: le crédit
d’emprunt et le crédit d’achat, qui correspondent
respectivement aux deux catégories de la demande effective pour des
biens et services, la demande pour les biens de capital d’une part et
la demande pour les biens de consommation d’autre part 28.
Le crédit d’emprunt est soit interne soit externe, auquel cas
il prend la forme de crédit à l’exportation 29.
Le crédit d’emprunt est un crédit remboursable, alors que le
crédit d’achat n’est pas remboursable, c’est-à-dire que le crédit
d’emprunt doit à un moment ou un autre retourner vers la
source d’où il a été émis alors que le crédit d’achat n’est
pas tenu d’y retourner, bien que généralement il y retournera
après avoir servi à l’achat des biens et services de consommation. Le
crédit financier est aussi un crédit social Parce
qu’il est le reflet du crédit réel, la propriété du crédit
financier est elle aussi commune ou sociale 30. Le
vrai coût de la production est
la consommation Le
concept du vrai coût de la production tient d’une approche réelle ou
physique et non pas d’une approche monétaire.
Sous ce point de vue, le coût d’une production est
l’ensemble des coûts de ce qui a été consommé —biens de
consommation, biens intermédiaires et biens d’équipement— pendant
la période où cette production a été exécutée 31.
En conséquence, étant donné que la production de toute nature
durant une période de temps donnée est généralement supérieure à
la consommation de toute nature durant cette même période, le coût réel
de cette production est inférieur au coût monétaire.
Lorsque la production s’accélère, le coût réel diminue. Les
coûts sont les déboursés nets des producteurs, c’est-à-dire
les frais résultant de sorties monétaires pour les salaires et pour
les factures payables à la fin du mois.
Les prix ajoutent aux coûts par l’inclusion du coût
des biens d’équipement et autres biens de capital —et non du coût
de la dépréciation des biens de capital— et par le profit.
Les prix sont les déboursés nets des consommateurs.
Donc, dans la vision de C.H. Douglas, le coût est le mécanisme
de distribution du pouvoir d’achat tout au long d’une production
donnée, alors que le prix est le mécanisme de retrait du pouvoir
d’achat au moment où le produit, terminé et offert en vente, est
acheté 32. Comparant
coût et prix, Douglas remarque que la formation des prix est contrainte
par deux limites: une
limite inférieure qui est le coût et une limite supérieure qui dépend
de l’offre et de la demande 33.
Suivant la loi de l’offre et de la demande, les prix devraient
s’ajuster tantôt à la hausse, lorsque la demande est supérieure à
la l’offre, et tantôt à la baisse, lorsque la demande est inférieure
à l’offre, mais Douglas relève que ce processus ne fonctionne que
dans une seule direction, c’est-à-dire à la hausse 34. Cette
condition est due au fait que les délais de production et distribution
obligent les producteurs à avoir des stocks en avance pour les matières
premières, les biens intermédiaires et même les biens finis, de sorte
qu’une baisse des prix les place en face d’une perte sur tous leurs
stocks 35. Fondamentale dans la vision économique de Douglas, cette
condition est généralement ignorée 36. En
effet, les modèles économiques sont le plus souvent des modèles d’équilibre
partiel. Même les modèles
d’équilibre général calculable, qui tentent de simuler une économie
de marché où les prix et les quantités de produits et de facteurs
s’ajustent pour égaliser l’offre et la demande, ne prennent pas en
compte les stocks de biens. Parce
qu’il est généralement utilisé pour simuler les effets d’un
changement de politique de l’État ou un changement dans
l’environnement externe, en introduisant le changement et en résolvant
pour le nouvel équilibre offre-demande, le modèle d’équilibre général
calculable constitue un véhicule approprié à la représentation
d’une économie nationale où les politiques du crédit social
seraient appliquées, pourvu que les stocks de biens et les autres types
de stocks y soient modélisés 37. Il
faut aussi noter, chez Douglas, une conception quantitative et qualitative
du pouvoir d’achat 38.
Suivant cette conception, Douglas distingue le pouvoir d’achat
réel, qui est une monnaie issue de la production des biens et services
de consommation, et la pure inflation de la monnaie qu’est une monnaie
issue de la production des biens intermédiaires et des biens d’équipement,
lequel enflement de la monnaie dilue le pouvoir d’achat de la monnaie
issue de la production des biens et services de consommation 39.
Douglas remarque en effet que, parce qu’elle est en avance des
produits de consommation qui en résulteront, la monnaie distribuée
dans le cadre de la production des biens d’équipement ou des biens
intermédiaires provoque l’inflation des prix des biens et services de
consommation et donc dilue le pouvoir d’achat 40. Le
véritable coût de la production, qui établit le prix des biens et
services de consommation comme étant une fraction de leur coût de
production, Douglas l’a nommé juste prix 41
ou vrai prix 42
ou vrai coût 43.
Le juste prix est une mesure relative, un ratio, reproduisant par
rapport au coût de production, le rapport de la consommation totale et
de la production totale: Juste prix = Consommation totale ------------------------------------------------------------------------- Coût
de production
Production totale où il faut comprendre que le coût de production exclut le coût du capital et le profit et qu’en conséquence, il correspond uniquement aux déboursés de la production 44. Dans
la suite de cet article, le diagnostic et la solution de Douglas seront
exposés en détail et illustrés à l'aide d'exemples appuyés par des
modèles mathématiques simples inspirés des travaux des modélisateurs
de l'équilibre général calculable (Decaluwé 2001) ainsi que d'un
essai de modélisation des principes et politiques du Crédit Social
(Boucher 1993) et de travaux méthodologiques visant à développer un
cadre de modélisation (Boucher 2002) jusqu'à représenter la dynamique
des processus économiques comme C.H. Douglas la conçoit 45. Diane
Boucher BIBLIOGRAPHIE 1)
De Rosnay Joël (1975), Le
Macroscope, Editions du Seuil, Paris. 2) Forrester Jay Wright (1985), “The” model versus a modeling “process”, System Dynamics Review, System Dynamics Society, Cambridge (Mass.), 1(1), pp. 133-134. Forrester Jay Wright (1987), Lessons from system dynamics modeling, System Dynamics Review, System Dynamics Society, Cambridge (Mass.), 3(2), pp. 136-149. 3) Forrester Jay Wright (1961), Industrial Dynamics, The MIT Press, Cambridge (Mass.), 9e éd., 1977. 4) Forrester Jay Wright (1985), “The” model versus a modeling “process”, System Dynamics Review, System Dynamics Society, Cambridge (Mass.), 1(1), pp. 133-134. Forrester Jay Wright (1987), Lessons from system dynamics modeling, System Dynamics Review, System Dynamics Society, Cambridge (Mass.), 3(2), pp. 136-149. 5) Douglas Clifford Hugh (1931b), The New and the Old Economics, The Scots Free Press, Edinburgh. 6) Douglas Clifford Hugh (1920b), Credit-Power and Democracy, Stanley Nott, Londres, 4e éd.,1934. Douglas Clifford Hugh (1931b), The New and the Old Economics, The Scots Free Press, Edinburgh. 7) Douglas Clifford Hugh (1922a), The Control and Distribution of Production, Cecil Palmer, Londres. Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979.Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 8) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 9) Douglas Clifford Hugh (1931a), The Monopoly of Credit, Bloomfield Books, Angleterre, 4e éd., 1979. 10) Douglas Clifford Hugh (1920b), Credit-Power and Democracy, Stanley Nott, Londres, 4e éd.,1934. 11) Douglas Clifford Hugh (1922a), The Control and Distribution of Production, Cecil Palmer, Londres. 12) Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 13) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 14) Douglas Clifford Hugh (1930a), “Statement of Evidence submitted by Major Douglas” in Minutes of Evidence taken before the Committee on Finance and Industry, H.M. Stationery Office, Londres, vol. 1, 1931, pp. 295-307. 15) Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 16) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 17) Douglas Clifford Hugh (1922b), These Present Discontents and The Labour Party and Social Credit, Cecil Palmer, Londres. 18) Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 19) Douglas Clifford Hugh (1922a), The Control and Distribution of Production, Cecil Palmer, Londres. 20) Douglas Clifford Hugh (1930b), “The only real socialism” in Warning Democracy, Stanley Nott, Londres, (1931), 2e éd., 1934, pp. 21-36. 21) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 22) Douglas Clifford Hugh (1920b), Credit-Power and Democracy, Stanley Nott, Londres, 4e éd.,1934. 23) Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. Douglas Clifford Hugh (1927), “Money and Prices” in Warning Democracy, Stanley Nott, Londres, (1931), 2e éd.,1934, pp.12-19. Douglas Clifford Hugh (1929b), “The confusion between money and wealth, and its results” in Warning Democracy, Stanley Nott, Londres, (1931), 2e éd., 1934, pp. 124-134. Douglas Clifford Hugh (1935), Money and the Price System, The Institute of Economic Democracy, Canada, 2e éd.,1978. 24) Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 25) Douglas Clifford Hugh (1920b), Credit-Power and Democracy, Stanley Nott, Londres, 4e éd.,1934. 26) Douglas Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 27) Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 28) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974 29) Douglas Clifford Hugh (1922a), The Control and Distribution of Production, Cecil Palmer, Londres. 30) Douglas Clifford Hugh (1924a), Social Credit, The Institute of Economic Democracy, Canada, 5 éd., 1979. 31) Douglas Clifford Hugh (1929a), “The Application of Engineering Methods to Finance, World Engineering Congress Tokyo, 1929" in The Monopoly of Credit, Bloomfield Books, Angleterre, (1931), 4e éd., 1979, pp. 153-167. 32) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 33) Douglas Clifford Hugh (1922a), The Control and Distribution of Production, Cecil Palmer, Londres. 34) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 35) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 36) Douglas Clifford Hugh (1930b), “The only real socialism” in Warning Democracy, Stanley Nott, Londres, (1931), 2e éd., 1934, pp. 21-36. 37)
Boucher Diane (2001), Un modèle d’équilibre général calculable
avec ajustement des stocks d’inventaire, Mémoire de maîtrise en économique,
Université Laval (Québec). 38) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 40) Douglas Clifford Hugh (1920b), Credit-Power and Democracy, Stanley Nott, Londres, 4e éd.,1934. 41) Douglas Clifford Hugh (1920a), Economic Democracy, W. & J. Barr Pty, Australie, 5e éd., 1974. 42) Douglas Clifford Hugh (1920b), Credit-Power and Democracy, Stanley Nott, Londres, 4e éd.,1934. 43) Douglas Clifford Hugh (1929a), “The Application of Engineering Methods to Finance, World Engineering Congress Tokyo, 1929" in The Monopoly of Credit, Bloomfield Books, Angleterre, (1931), 4e éd., 1979, pp. 153-167. 44) Douglas Clifford Hugh (1922a), The Control and Distribution of Production, Cecil Palmer, Londres. 45)
Boucher Diane (1993),
MACHINA OECONOMICA CREDITISTA Une approche systémique du théorème A+B
de C.H. Douglas et des principes et
politiques du Crédit Social, Mémoire de maîtrise en
informatique, Université Laval (Québec). |